Nantes: La ville va ouvrir un gymnase de 90 places pour accueillir des migrants

HEBERGEMENT Le lieu, accessible dès ce lundi, sera réservé « aux personnes dont la situation sanitaire nécessite une mise à l’abri rapide »…

J.U.

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Le gymnase Emile-Morice à Nantes a ouvert ses portes aux sans-abri.
Le gymnase Emile-Morice à Nantes a ouvert ses portes aux sans-abri. — F. Elsner / 20 Minutes
  • Pendant une grande partie de l'été, plusieurs centaines de migrants ont dormi dans des tentes en plein centre-ville de Nantes.
  • A partir de ce lundi soir, 90 places d’hébergement supplémentaires sont créées dans un gymnase.

Les associations disent « apprécier ce premier geste, attendu depuis le début de l’été ». Alors que plusieurs centaines de migrants dorment toujours dans des tentes aux abords du square Daviais, en centre-ville de  Nantes, le collectif qui les soutient annonce que la ville a trouvé une solution pour une partie d’entre eux. L’information vient d’être confirmée par la mairie.

Après qu’une réunion s’est tenue ce lundi matin, 90 places seront donc temporairement ouvertes au gymnase Emile-Morice, situé sur l’île de Nantes, dès ce lundi soir. Ce lieu, qui accueille régulièrement les personnes sans-abri lors des périodes de grand froid, sera réservé « aux personnes dont la situation sanitaire nécessite une mise à l’abri rapide ».

Il a été précisé que « la ville continuerait à chercher d’autres solutions pour la mise à l’abri des autres personnes, dont des mineurs et des familles », assure le collectif qui demande « des solutions de mise à l’abri pour toutes et tous ». La maire de Nantes, Johanna Rolland, a indiqué avoir écrit au Premier ministre pour demander au plus vite la création de nouvelles places de centres d’accueil pour demandeurs d’asile (Cada).

Deux évacuations cet été

La situation des migrants inquiète de plus en plus à Nantes alors que les expulsions ont continué cet été. Fin juillet, quelque 400 migrants ont été évacués du square Daviais pour « mettre fin à une situation présentant des risques élevés pour la santé et la salubrité publiques », avait expliqué la préfecture.

Après avoir trouvé un point de chute dans les locaux de l’ancien lycée Leloup-Bouhier, évacué début août, les exilés ont remonté leur camp aux abords du square Daviais. Selon le collectif, qui demande l’installation de sanitaires, ils seraient environ 400 à cohabiter.​

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