Blocage des universités: «Autour de 7 millions d'euros» de dégâts, selon Frédérique Vidal

ADDITION « J’aurais préféré que cet argent permette de mettre en place de nouvelles pratiques pédagogiques ou permette des recrutements », a déploré la ministre Frédérique Vidal...

20 Minutes avec AFP

— 

L'université de Nanterre, bloquée au printemps 2018
L'université de Nanterre, bloquée au printemps 2018 — AFP

La note sera plus salée que prévu. Les dégradations commises lors des blocages d'universités au printemps ont engendré « autour de 7 millions d’euros » de frais de réparations, a annoncé ce lundi la ministre de l’Enseignement supérieur.

Bien loin donc des « 5 millions d’euros » prévus il y a deux mois. « Je me suis engagée auprès des présidents d’universités de manière à ce que les bâtiments puissent être remis en l’état et remis en fonctionnement pour que la rentrée se déroule bien », a dit Frédérique Vidal sur RTL.

« On n’avait jamais vu des gens venir casser dans les universités »

« On est probablement plus autour de 7 millions d’euros aujourd’hui », a-t-elle estimé. Mi-juin, juste après la fin du mouvement contre la réforme d’accès aux universités, la ministre chiffrait le coût des réparations à « plus de 5 millions d’euros ». « J’aurais préféré que cet argent permette de mettre en place de nouvelles pratiques pédagogiques ou permette des recrutements », a déploré la ministre.

Au plus fort de la mobilisation contre la nouvelle loi qui modifie les modalités d’accès aux filières non-sélectives, quatre universités (sur 73) avaient été bloquées, dont le site universitaire de Tolbiac, qui dépend de Paris I, et Nanterre (Hauts-de-Seine), dernière à être évacuée à la mi-juin. Plusieurs dizaines de sites avaient également été perturbés dans toute la France.

>> A lire aussi : VIDEO. Université de Tolbiac: Des échauffourées ont éclaté vendredi soir, six personnes interpellées

>> A lire aussi : Rennes: Les pass de l’université volés, toutes les serrures de Rennes 2 à changer ?

>> A lire aussi : Le Sénat vote la réforme de l'accès à l'université

Selon Frédérique Vidal, les dégradations ont été le « résultat de quelques dizaines d’extrémistes ». « On a connu des occupations de bâtiments, on a connu des assemblées générales, on n’avait jamais vu des gens venir casser dans les universités », a-t-elle souligné.