En vacances, Emmanuel Macron et Edouard Philippe sèchent la visite du prince William

SOLITUDE Le prince William s'est rendu en Picardie ce mercredi pour célébrer le centenaire de la bataille d'Amiens...

L.Br.

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Le Prince William le 8 août à Amiens pour commémorer le centenaire de la bataille du même nom.
Le Prince William le 8 août à Amiens pour commémorer le centenaire de la bataille du même nom. — Philippe HUGUEN / AFP

C’est une histoire de mauvais timing. Le prince William s’est rendu en Picardie ce mercredi pour fêter le centenaire de la bataille d’Amiens, durant la Première Guerre mondiale. Alors que petit-fils de la reine d’Angleterre était accompagné de Theresa May, Première ministre britannique, ni Emmanuel Macron, ni Edouard Philippe ne sont venus l’accueillir.

Fallait-il interrompre les vacances pour rencontrer le prince d’Angleterre lors de sa visite en France ? Nul doute que le Premier ministre et le président de la République se sont posé la question avant de répondre par la négative. Emmanuel Macron, qui vient d’entamer deux semaines de repos au Fort de Brégançon (pas exactement du côté de la Picardie), a déjà dîné avec Theresa May vendredi, lors du premier jour de ses vacances. Edouard Philippe, lui aussi, est en pleine pause estivale.

Des commémorations en grande pompe à Paris

Il fallait bien que quelqu’un se dévoue : c’est finalement Florence Parly, ministre des Armées, qui a interrompu ses congés pour assister à la cérémonie.

Environ 3.000 personnes, militaires ou civils, dont plusieurs centaines de descendants de combattants venus de tous les pays du Commonwealth et de France, se sont déplacées pour rendre hommage aux dizaines de milliers de soldats morts il y a tout juste un siècle. A la fin de la Première Guerre mondiale, la bataille d’Amiens a marqué le début d’une offensive alliée qui précipita la défaite de l’Allemagne.

Pas question pour Emmanuel Macron de passer à côté des célébrations du centenaire de la guerre. Selon Le Parisien, qui reprend les propos de Joseph Zimet, directeur général de la Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale, le Président doit prochainement « consacrer 10 jours de son agenda » au centenaire de 14-18. Il devrait parcourir plusieurs champs de bataille et recevoir une centaine d’homologues à Paris.