New York oblige Airbnb à lister tous ses logements

TOURISME Un arrêté municipal adopté par la ville de New York entend réduire drastiquement le nombre de logements loués illégalement par les plateformes de location à courte durée, comme Airbnb...

20 Minutes avec AFP

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Fondé en 2008, le site Airbnb est devenu en quelques années un phénomène mondial.
Fondé en 2008, le site Airbnb est devenu en quelques années un phénomène mondial. — J.MacDougall/AFP

New York a décidé de s'attaquer à Airbnb. Le maire de la ville, Bill de Blasio, a signé lundi un arrêté municipal obligeant la plateforme de location de logements de courte durée à lui communiquer la liste de ses hôtes. Une mesure réclamée depuis plusieurs mois par différents élus locaux.

L'arrêté, qui doit prendre effet dans 180 jours (soit aux alentours de février 2019), oblige Airbnb – et tous les opérateurs du secteur – à fournir la liste de chaque transaction effectuée pour des logements à New York. En cas de manquement, ou d'information erronée, ils s'exposent à une amende d'au moins 1.500 dollars par mois et par logement. 

Lutter contre les locations illégales

Bill de Blasio entend ainsi lutter contre les locations illégales sur ces plateformes, accusées de faire monter le prix des loyers et de compliquer l'accès au logement des new-yorkais, dans un Etat qui interdit toute location d'un logement pour moins de 30 jours (à moins que son hôte soit présent). 

Airbnb a réagi à cette décision par la voix de son responsable de la réglementation pour le nord-est des Etats-Unis, Josh Meltzer : « Nous sommes déçus que le maire de Blasio ait choisi de signer ce décret soutenu par l'industrie hôtelière plutôt que de défendre la classe moyenne new-yorkaise qui compte sur le partage de logement pour s'en sortir. »

New York n'est pas la seule grande ville américaine à adopter des mesures contre Airbnb : la plateforme de location a passé un accord de transfert de données similaire avec la muncipalité de San Francisco – où se trouve son siège – en mai 2017, après avoir été attaquée par cette dernière en justice. En janvier dernier, Airbnb affirmait ainsi être passé à 5 500 annonces de location à San Francisco contre plus de 10 000 en août.