VIDEO. Gay Games à Paris: L'homosexualité, encore un tabou dans le milieu sportif

HOMOPHOBIE. Les Gay Games se tiennent en ce moment à Paris. Le but : lutter contre l'homophobie dans le milieu sportif. Et selon, Joël Deumier, président de SOS Homophobie, beaucoup de choses restent à faire...

Lise Abou Mansour

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La Maire de Paris, a preside l inauguration du village des Gay Games 2018 sur le Parvis de l Hotel de Ville le 4 aout 2018.
La Maire de Paris, a preside l inauguration du village des Gay Games 2018 sur le Parvis de l Hotel de Ville le 4 aout 2018. — SIPA

Insultes, brimades, coups : 20 % des personnes LGBT ont été victimes de discrimination dans un club de sport ou à la salle de gym, selon un sondage IFOP réalisé en juin 2018.

« Aujourd’hui en 2018, il y a plein d'homosexuels qui voudraient faire du sport mais qui ne le peuvent pas parce qu’ils sont rejetés, parce qu’ils sont discriminés, parce qu’ils peuvent être insultés. Tout cela ça les décourage d’aller dans des clubs de sport », explique Joël Deumier, président de SOS Homophobie. Les conséquences de cette homophobie sont multiples : isolement, baisse de la confiance en soi voire pensées suicidaires.

Si l'homophobie est encore une réalité dans les stades ou les salles de sport, les choses avancent. Les propos homophobes sont de plus en plus identifiés et sanctionnés. En janvier dernier, le rugbyman français Mathieu Bastareaud avait insulté de «sale tapette» un joueur de l'équipe adverse. Résultat : il a été suspendu pour trois matches par la Fédération européenne de rugby.

Joël Deumier souhaite que ce malheureux exemple ouvre la voie à une généralisation des sanctions à l'égard de ces pratiques homophobes. Mais à en croire les derniers chiffres publiés par l’IFOP dans un sondage réalisé en juin 2018, il y a encore du chemin à faire.

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