Bagarre à Orly: Booba aurait porté le premier coup à Kaaris, selon les caméras de surveillance

JUSTICE Les deux rappeurs ont été écroués dans la nuit de vendredi à samedi et placés à l’isolement...

M.C.

— 

Photomontage montrant les deux rappeurs français Kaaris (G) et Booba (D).
Photomontage montrant les deux rappeurs français Kaaris (G) et Booba (D). — Dominique Faget/Guillaume Baptiste/AFP

Que s’est-il passé précisément mercredi à l’aéroport d’Orly, lors de la bagarre entre Booba et Kaaris ? Alors que les deux rappeurs ont été écroués dans la nuit de vendredi à samedi et placés à l’isolement, les enquêteurs de la police des frontières ont interrogé les protagonistes et étudié les images de vidéosurveillance de l’incident.

Selon les procès-verbaux consultés par le Parisien, il est 14h50 mercredi quand Kaaris est filmé dans la salle d’embarquement, d’où il doit prendre un avion pour Barcelone. Assis avec trois amis et son DJ, il prend des photos avec des fans quand Booba, qui doit prendre le même avion, l’aperçoit et se met à marcher vers lui « d’un pas déterminé » en compagnie de son garde du corps.

C’est Booba qui aurait porté le premier coup

Kaaris se lève alors, commençant à marcher vers son rival avant de reculer. A 14h56, les enquêteurs notent que Booba et son garde du corps « se ruent sur Kaaris » et que le rappeur de Boulogne-Billancourt porte « un coup de pied de face » à son rival. C’est donc Booba qui aurait porté le premier coup.

Auprès des policiers, Booba aurait expliqué que Kaaris « était debout et [l]e fixait. J’appelle ça de l’intimidation ». Il évoque aussi « un projectile » reçu sur l’oreille droite, dont les caméras n’ont pas gardé trace. Kaaris est alors vu se réfugiant dans un duty free où l’un de ses proches est « tabassé » par Booba et deux de ses proches. Ils seront finalement séparés par des policiers.

A l’issue d’une audience en comparution immédiate vendredi soir, le président du tribunal correctionnel de Créteil a justifié sa décision d’écrouer les rappeurs par « l’animosité persistante entre les deux groupes » et le risque de nouvelles altercations. Les neuf autres prévenus dans ce dossier ont également été placés en détention provisoire en attendant le procès, renvoyé au 6 septembre.