Nantes: Sanctions disciplinaires pour les deux professeurs opposés à Parcoursup

LOI VIDAL Les deux chercheurs universitaires étaient présents en mai lors d’un mouvement contestataire...

Alexandra Segond

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Nantes, le 3 mars 2016, un amphitéâtre de la faculté de Droit
Nantes, le 3 mars 2016, un amphitéâtre de la faculté de Droit — Frédéric Brenon

Une sanction symbolique. Ce mardi 31 juillet, deux enseignants de l’université de Nantes ont écopé l’un d’un blâme de trois ans et l’autre de six mois de retard d’avancement d’échelon.

En cause, rappelle France 3 Pays-de-la-Loire : leur participation à une manifestation contre Parcoursup et la loi Vidal sur l’Orientation et la réussite des étudiants (ORE) le 18 mai dernier.

Des versions différentes des faits

La commission de discipline avait été saisie par la direction de l’université. L’un des deux professeurs avait même été suspendu par sa hiérarchie le 10 juillet. Cette sanction disciplinaire résulte d’une action étudiante, durant laquelle sept membres du personnel de l’université avaient été malmenés par « plusieurs dizaines d’étudiants et deux enseignants », a expliqué Olivier Laboux, le président de l’université.

Le syndicat Snesup-FSU conteste ces sanctions, qui seraient trop pénalisantes pour l’évolution de la carrière des enseignants. Le syndicat offre une version très différente de la manifestation, où les professeurs se seraient interposés entre étudiants et personnels et n’auraient donc pas harangué les étudiants comme le maintient l’université.

La plateforme et la loi Vidal, qui modifie les modalités d’accès à l’université, sont notamment accusées d’instaurer une sélection à l’entrée du supérieur. La loi a été définitivement validée en février dernier.

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