Affaire Benalla: Collomb ne connaissait «ni son nom, ni ses fonctions», selon son chef de cabinet

ENQUETE Le chef de cabinet de Gérard Collomb, Jean-Marie Girier, a affirmé lundi à la commission d’enquête du Sénat sur l’affaire Benalla que son ministre ne connaissait pas l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron…

20 Minutes avec AFP

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Jean-Marie Girier (au centre) auditionné ce lundi au Sénat
Jean-Marie Girier (au centre) auditionné ce lundi au Sénat — GERARD JULIEN / AFP

« Il le connaissait de vue, il ne connaissait ni son nom, ni son prénom, ni ses fonctions. » Auditionné ce lundi par la commission d’enquête du Sénat sur l’affaire Benalla, le chef de cabinet de Gérard Collomb, Jean-Marie Girier, a confirmé les déclarations faites précédemment par le ministre de l’Intérieur. L’hôte de la place Beauvau avait indiqué avoir déjà croisé l’adjoint au chef de cabinet d' Emmanuel Macron, en précisant qu’il pensait qu'il était «policier».

Le 1er mai, lors d’une visite de la salle de commandement de la préfecture de police de Paris, Gérard Collomb « n’a pas fait d’accolade à Alexandre Benalla, il l’a salué comme toutes les personnes présentes », après les manifestations, a précisé lundi son chef de cabinet. Se basant sur une note de la PP, le Canard enchaîné avait évoqué une « accolade » entre les deux hommes ce jour-là. Celle que l’AFP a pu consulter un simple « salut ».

« Aucune remarque négative à formuler »

Jean-Marie Girier, quant à lui, a fait la connaissance d’Alexandre Benalla « pendant la campagne électorale » d’Emmanuel Macron mais affirme ne pas l’avoir recruté dans l’équipe de sécurité du candidat. « J’ai été avisé de son embauche », a déclaré Jean-Marie Girier. « Monsieur Benalla a été recruté en décembre 2016, j’ai pris mes fonctions de directeur de campagne au 1er janvier », a-t-il détaillé.

« Au cours de la campagne, j’ai appris à le connaître, notre relation est tout à fait cordiale et je n’ai eu aucune remarque négative à formuler ni sur son engagement, ni sur son comportement, ni sur la qualité de son travail », a-t-il ajouté. « Je n’ai pas été saisi et je n’avais pas mon mot à dire sur le recrutement de Monsieur Benalla à l’Elysée », a assuré le chef de cabinet de Gérard Collomb.

« Particulièrement surpris »

« Depuis son entrée en fonction à l’Elysée j’ai eu des contacts réguliers avec lui », a-t-il dit, dans le cadre de « réunions » ou de « déplacements » mais « Monsieur Benalla n’a bénéficié d’aucun traitement privilégié par mon intermédiaire », a insisté Jean-Marie Girier. Il s’est dit « particulièrement surpris » du comportement d’Alexandre Benalla sur la vidéo prise le 1er mai où ce dernier moleste deux manifestants.

« Je dois vous dire que le 2 mai au matin lorsque j’ai découvert la vidéo, je l’ai regardée plusieurs fois pour y croire parce que la personne que j’ai connue pendant la campagne électorale était en aucun cas violente (…) c’était au contraire quelqu’un qui savait gérer son stress et garder son calme ».

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