Attentats du 13-Novembre: Salah Abdeslam interrogé par le juge d'instruction pour la 8e fois

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20 Minutes avec AFP

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Le palais de Justice de Bruxelles, où Salah Abdeslam a été jugé en avril 2018.
Le palais de Justice de Bruxelles, où Salah Abdeslam a été jugé en avril 2018. — Sierakowski/Isopix/SIPA

Salah Abdeslam, seul membre encore en vie des commandos jihadistes du 13 novembre 2015, a comparu vendredi matin devant un juge antiterroriste pour la huitième fois depuis sa mise en examen, selon une source judiciaire, confirmant une information de France Inter.

Aucun détail sur le contenu de cet interrogatoire n’était encore connu, notamment le fait de savoir si ce suspect-clé des attentats qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis s’est exprimé à cette occasion. Lors du précédent interrogatoire, fin juin, il avait justifié les attaques djihadistes au cours d’une déclaration spontanée.

Arrêté le 18 mars 2016 dans la commune bruxelloise de Molenbeek après quatre mois de cavale ? Salah Abdeslam avait été mis en examen à Paris le 27 avril 2016, notamment pour assassinats terroristes.

Un homme qui parle très peu

Les juges ont dû, depuis, affronter son refus de répondre aux questions. Parfaitement silencieux jusqu’à son cinquième interrogatoire en novembre 2017, Salah Abdeslam avait finalement pris la parole devant eux, le 9 mars, pour dédouaner lors d’une confrontation un suspect, Ali Oulkadi, libéré en juin sous contrôle judiciaire.

Lors de son procès en février à Bruxelles, sur la fusillade du 15 mars 2016 qui avait précipité la fin de sa cavale dans la capitale belge, il ne s’était exprimé que très brièvement. Il avait uniquement contesté la légitimité du tribunal, affirmant « placer (sa) confiance en Allah et c’est tout ».

Un rôle de logisticien

Selon les enquêteurs, lors des attentats du 13-Novembre, il a déposé les trois kamikazes du Stade de France, au nord de Paris, avant d’abandonner une ceinture explosive, laissant penser qu’il devait lui aussi mener une attaque suicide, même si au final la ceinture s’était révélée défectueuse.

Proche du Belgo-Marocain Abdelhamid Abaaoud, coordinateur présumé des attentats, il est accusé d’avoir eu un rôle important de logisticien, louant véhicules et planques en région parisienne, et également d’avoir convoyé à travers l’Europe, depuis la zone irako-syrienne, dix djihadistes pour la plupart impliqués dans les tueries de Paris et de Bruxelles du 22 mars 2016 (32 morts).