Une élue LREM enlevée et séquestrée par sa famille, opposée à son projet de mariage

FAITS-DIVERS Trois membres de sa famille sont mis en examen...

20 Minutes avec AFP

— 

Police - Illustration.
Police - Illustration. — ERIC DESSONS/JDD/SIPA

Une jeune femme de 29 ans, qui vivait en Indre-et-Loire, a été enlevée et séquestrée par sa famille, hostile à son projet de mariage, avant d’être libérée, a-t-on appris jeudi auprès du parquet de Tours.

Les faits se sont déroulés les 18 et 19 juillet derniers. Mounia Haddad, élue LREM au conseil départemental d’Indre-et-Loire et cadre administrative, avait quitté début mai la région avec son compagnon, que sa famille n’acceptait pas. Le couple s’était installé dans les Alpes-Maritimes.

Une bagarre avant la libération

Le 18 juillet, la police était informée par son compagnon de la disparition de la jeune femme à Mandelieu, près de Cannes. L’enquête a permis de géolocaliser le portable de la victime et de suivre son parcours, qui la ramène au domicile parental à Saint-Pierre-des-Corps, dans la périphérie de Tours, domicile placé sous surveillance.

Le 19 au matin, une bagarre démarrait devant l’habitation entre membres des deux familles, entraînant l’intervention de la police. C’est à ce moment-là que la jeune femme a accouru vers les policiers, leur demandant de lui porter secours.

Le mariage ne plaisait pas à la famille

Le père et deux oncles de la jeune femme ont été mis en examen pour « enlèvement » et « séquestration » avec libération avant sept jours. Son frère l’a été pour menaces de mort, envoyées par mail quelques semaines auparavant. Tous les quatre ont été placés sous contrôle judiciaire.

L’affaire sera examinée par le tribunal correctionnel de Tours le 2 août prochain. Les deux jeunes gens, tous deux d’ascendance algérienne, se sont constitués partie civile. Au printemps dernier, après avoir pris connaissance des projets matrimoniaux de la jeune femme, sa famille l’avait emmenée en Algérie en vue d’y préparer un mariage à leur convenance, a expliqué à l’AFP l’avocat du jeune couple. Selon le parquet, la famille est « tout à fait intégrée ».