Aix-Marseille: Une nouvelle marque (et beaucoup de com') pour les transports de la métropole

TRANSPORT La métropole Aix Marseille Provence a lancé en grande pompe ce mercredi « La métropole Mobilité », la nouvelle marque de ses transports…

Adrien Max

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Un bus aux couleurs de la nouvelle marque d'Aix-Marseille Metropole « La metropole mobilité ».
Un bus aux couleurs de la nouvelle marque d'Aix-Marseille Metropole « La metropole mobilité ». — David Girardon
  • La métropole Aix Marseille Provence a présenté ce mercredi sa nouvelle marque unique pour les transports du territoire : « La métropole mobilité ».
  • Elle vise à faciliter l’utilisation des transports en commun, mais surtout à améliorer les services proposés.
  • Cette annonce en grande pompe ne fait pas oublier les nombreux problèmes de transports auxquels sont confrontés chaque jour les utilisateurs.

Conférence de presse dans le somptueux palais du Pharo, retransmission en Facebook live, image de drone présentant les nouveaux bus et vélos aux couleurs de la nouvelle marque… Rien n’était trop beau pour dévoiler ce mercredi la nouvelle marque des transports de la métropole d' Aix-Marseille Provence : « La métropole mobilité ».

Tout le monde connaît les problèmes de transport dont souffre Marseille et plus globalement la métropole, où règne le tout voiture. Cette nouvelle marque ambitionne de regrouper les 15 réseaux existants en une seule et même entité, pour plus de facilité pour les usagers.

« 92 % de la population à moins de 10 minutes d’un pôle d’échange »

Dès le 19 juillet, la marque devrait commencer à apparaître sur les cars de l’ancien réseau départemental Cartreize, puis progressivement sur tous les équipements. Au final, vélos, parkings relais et pôles d’échanges arboreront tous cette nouvelle marque aux couleurs orange et ocre.

« Le déploiement de la marque se fera progressivement, au rythme du renouvellement des marchés et des délégations de service public (DSP) confiés aux 18 opérateurs », a précisé ce mercredi Jean-Pierre Serrus, adjoint LREM aux transports à la métropole. Les véhicules de la RTM devraient, à terme, être équipés d’ici 2023 par exemple. Ceci dans un but de "gestion des coûts" », explique l’élu.

Concrètement, la création de cette nouvelle marque vise également à améliorer les services proposés. « Les trois objectifs affichés sont une meilleure amplitude de service avec des horaires de 5 heures à 22 heures, des fréquences renforcées en heure de pointe, et une meilleure fiabilité des temps de parcours », a détaillé Jean-Pierre Serrus. A terme, « l’objectif d’ici 2025 est de permettre à 92 % de la population du territoire d’être à moins de 10 minutes des pôles d’échange multimodaux », a-t-il ajouté.

L’arbre qui cache la forêt

Pour cela, trois lignes TER, 27 lignes routières et donc 54 pôles d’échanges multimodaux mailleront l’ensemble du territoire pour constituer un « réseau express métropolitain ». Côté prix, une carte unique et annuelle, « la Carte », sera proposée sur l’ensemble du territoire au prix de 68 euros par mois, contre 73 euros pour la carte actuelle, qui n’est que mensuelle.

Si l’annonce de cette nouvelle marque s’est faite en grande pompe, les problèmes de transports restent bien réels au quotidien pour les métropolitains. Bouchons à répétition, retard de cinq ans pour la station du capitaine Gèze, tracé du tram prolongé deux fois plus vers les quartiers Sud que Nord, ou absence de pistes cyclables sont autant de problèmes concrets que cette annonce ne fera pas oublier.

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