Nancy: Une place Simone Veil inaugurée en présence de l’un de ses trois fils

HOMMAGE La place devant la gare de Nancy vient d’être rebaptisée place Simone Veil, en présence de l’un de ses trois fils, Jean Veil…

G.V. avec AFP

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L'ancienne ministre et présidente du Parlement européen, Simone Veil, ici photographiée en 2011.
L'ancienne ministre et présidente du Parlement européen, Simone Veil, ici photographiée en 2011. — BORIS HORVAT / AFP

A Nancy, la place devant la gare, anciennement place Adolphe-Thiers, vient d’être rebaptisée place Simone Veil. La cérémonie s’est déroulée ce mardi en présence de Jean Veil, l’un de ses trois fils. Prochainement, une œuvre d’art « pour rendre hommage à l’Europe et à la paix » sera également installée sur la place.

Sur la plaque, dévoilée en présence du maire de Nancy, Laurent Hénard, du président de la Métropole du Grand Nancy, André Rossinot, des autorités civiles et militaires, ainsi que des représentants de la communauté juive de la ville, est écrit : « Simone Veil, académicienne, femme d’Etat, premier président du Parlement européen élu au suffrage universel ».

« Je tiens beaucoup personnellement à ce que les mérites de maman soit rappelé », a souligné Jean Veil, qui a rappelé les origines lorraines de ses parents, Antoine et Simone Veil.

Une date pas choisie au hasard

« La date du 17 juillet n’a pas été choisie par hasard. Ce 17 juillet fait, bien évidemment, écho aux rafles du Vel d’Hiv des 16 et 17 juillet 1942 et aux 13.000 juifs, déportés et conduits vers la mort avec l’implication sans réserve du régime de Vichy », a déclaré le maire, faisant référence à la déportation de Simone Veil au camp d’Auschwitz entre 1944 et 1945.

« Le 17 juillet, c’est aussi ce jour de 1979 où une survivante d’Auschwitz-Birkenau portant le numéro 78.651 tatoué sur son bras devenait le premier président du Parlement européen élu au suffrage universel », a-t-il ajouté, un portrait de l’icône de la lutte pour les droits des femmes devant un drapeau européen derrière lui.

Les autorités présentes ont tenu à rappeler également « les engagements et les combats » de la femme politique, soulignant « l’ambassadrice exigeante de l’Europe » qu’elle était.