Face aux effets du soleil, les parents protègent leurs enfants mieux qu'eux-mêmes

VACANCES Selon un rapport, 78 % des parents d’enfants de moins de 4 ans veillent à systématiquement leur mettre un chapeau mais ne sont que 13 % à le faire eux-mêmes…

20 Minutes avec AFP

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Une femme étale de la crème solaire sur le bras d'un enfant à Bordeaux.
Une femme étale de la crème solaire sur le bras d'un enfant à Bordeaux. — JEAN-PIERRE MULLER / AFP

Porter un chapeau, éviter les heures les plus chaudes, se mettre de la crème solaire toutes les deux heures… Les parents protègent davantage leurs enfants qu’eux-mêmes contre le soleil, selon le Baromètre Cancer 2015 publié ce lundi.

« Fait révélateur de cette nouvelle enquête, [les] comportements de protection des parents à l’égard de leurs enfants [sont] relativement bien mis en pratique », selon cette étude. Problème : les parents sont nettement moins vigilants pour eux-mêmes, note ce document consacré aux risques solaires et publié par l’agence sanitaire Santé publique France et l’Institut national du cancer (INCa).

Les idées fausses sont trop fréquentes

Ainsi, au soleil, 78 % des parents d’enfants de moins de 4 ans veillent à systématiquement leur mettre un chapeau mais ne sont que 13 % à le faire eux-mêmes. De même, l’exposition entre midi et 16 heures est systématiquement évitée pour 62 % des enfants mais seulement 20 % des parents.

Enfin, le fait de se remettre systématiquement de la crème solaire toutes les deux heures concerne 54 % des enfants mais seulement 15 % des parents.

En outre, les « idées fausses sont encore trop fréquentes ». Par exemple, 47 % de la population estiment à tort que si les coups de soleil de l’enfance sont bien soignés, ils sont sans conséquence à l’âge adulte. « Or, les coups de soleil reçus pendant l’enfance augmentent considérablement le risque de cancer de la peau à l’âge adulte », souligne le Baromètre. Le soleil peut aussi «entraîner de graves problèmes de vue».

Des cancers dus à l’exposition excessive au soleil

De même, 24 % pensent à tort que faire des UV artificiels avant les vacances permet de préparer sa peau pour se protéger du soleil, alors que « les UV artificiels, également cancérigènes, ne font que s’ajouter aux UV du soleil et en renforcer l’effet cancérigène ».

L’INCa estime à 80.000 le nombre de cancers de la peau par an, dont 14.000 mélanomes - les plus graves - pour l’année 2015. Cette même année, ces cancers, dont les deux-tiers sont « liés à des expositions excessives au soleil », ont causé près de 1.800 décès.

« Dans un contexte de réchauffement climatique qui prévoit une augmentation de l’ensoleillement à plus ou moins long terme, les cancers cutanés et les autres pathologies induites par les UV ne peuvent que continuer à progresser dans les années à venir », prévient le Baromètre. Les autorités sanitaires rappellent les gestes de prévention sur le site www.prevention-soleil.fr.

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