Immeubles HLM dans le quartier de la Reynerie. Illustration
Immeubles HLM dans le quartier de la Reynerie. Illustration — FRED SCHEIBER / 20 MINUTES

SOCIETE

Occitanie: Revenus, population... cinq chiffres pour éclairer les quartiers prioritaires

L’Insee a passé au crible les 105 quartiers dits « prioritaires » de la région Occitanie, globalement les plus pauvres de l’Hexagone. Ceux qui sont situés dans l’agglomération toulousaine s’en tirent mieux…

  • 6% des habitants d'Occitanie vit dans un quartier prioritaire.
  • Les quartiers prioritaires les mieux lotis de la région se trouvent majoritairement à Toulouse.
  • Leur taux de diplômés (bac ou plus) est très inférieur à la moyenne régionale.

Toulouse, Montpellier, Nîmes ou Perpignan ne riment pas qu’avec beau temps. Plus de la moitié (53 %) des habitants des quartiers prioritaires d’Occitanie vit dans ces agglomérations. L’Insee vient de dresserun profil de ces îlots de précarité qui réunissent 358.000 habitants.

Moins de 1.000 € par mois. C’est le revenu avec lequel vit plus de la moitié de la population des quartiers prioritaires en Occitanie. Le taux de pauvreté y est de 48,7 % (le plus élevé de France métropolitaine) contre 17 % dans le reste la région. Le taux de pauvreté est de 46,4 % dans le Grand Mirail​, de 43,2 % à Empalot, de 41,3 % aux Pradettes et de 41,1 % aux Izards-La Vache.

27 % de diplômés. La population régionale compte 44 % de diplômés de niveau bac ou plus. Ce taux tombe à 27 % dans les quartiers en difficultés. Ce chiffre explique les problèmes d’insertion professionnelle et le taux élevé de chômage.

17 % de familles monoparentales. Les familles monoparentales sont plus nombreuses dans les « petits » quartiers populaires. Alors qu’elles ne représentent que 9 % de la population régionale, elles sont 26 % dans le quartier des Barradels à Blagnac et 17 % en moyenne dans les quartiers prioritaires de la région.

6 de ces quartiers les plus « riches » sont toulousains. Dans l’agglomération toulousaine, les 67.280 habitants des quartiers prioritaires se répartissent dans cinq communes : Toulouse, Cugnaux, Blagnac, Colomiers et Muret. Six quartiers prioritaires toulousains figurent parmi les plus riches d’Occitanie car ils profitent du dynamisme économique de l’agglomération qui leur permet d’avoir le taux d’emploi le plus élevé des quartiers prioritaires.

0. La Lozère est le seul département de la nouvelle grande région où il n’y a pas de poche de pauvreté urbaine, donc pas de quartiers classés prioritaires, alors qu’il y en a 105 en tout en Occitanie.