Haute-Savoie: L'accès au Mont-Blanc, surfréquenté, restreint par les autorités

TOURISME La préfecture de Haute-Savoie a pris un arrêté ce vendredi pour limiter l'accès au Mont-Blanc, via l'Aiguille du Goûter, très fréquenté en cette période estivale...

20 Minutes avec AFP

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Vue du Mont-Blanc. KONRAD K./SIPA
Vue du Mont-Blanc. KONRAD K./SIPA — SIPA

L'objectif est d'assurer la sécurité des touristes et promeneurs. Le préfet de Haute-Savoie a pris vendredi un arrêté restreignant pour huit jours, à partir du 14 juillet, l'accès au sommet du Mont-Blanc par l'itinéraire classique de l'Aiguille du Goûter, en raison de sa surfréquentation.

Cet arrêté, qui prend effet samedi, résulte «du dépassement récurrent et significatif de la capacité d'accueil du refuge du Goûter» et «des risques graves d'atteinte à l'ordre public», en termes de sécurité, de salubrité et de tranquillité, «induits par cette surfréquentation», explique la préfecture dans un communiqué.

Justifier d'une réservation au refuge

«L'accès au sommet du Mont-Blanc via cet itinéraire, au-delà du Glacier de Tête-Rousse, n'est autorisé qu'aux seules personnes justifiant d'une réservation au refuge du Goûter, pour s'assurer qu'ils disposent bien d'une solution d'hébergement nocturne dûment identifiée sur l'itinéraire», ajoute-t-elle.

«L'application de cet arrêté ne fait pas obstacle à l'accueil au refuge du Goûter de personnes se présentant sans réservation dans un état de détresse, justifiant un accueil au titre du principe de solidarité en montagne», précise-t-elle.

L'été dernier, 14 personnes sont mortes (contre 9 en 2016) et deux sont portées disparues sur les voies d'accès au Mont-Blanc. Face à cette succession de décès, souvent liés à des imprudences ou une inexpérience de la haute montagne, le maire de Saint-Gervais Jean-Marc Peillex avait pris un arrêté municipal en août 2017, obligeant tout alpiniste empruntant cet itinéraire, dit «voie royale», par le Goûter, à être suffisamment équipé - la liste du matériel obligatoire était fournie en annexe.

L'édile souhaitait ainsi «taper sur les doigts» des «têtes brûlées» face au «refus d'entendre les messages de prévention».