Lot: Autiste et déscolarisé à 3 ans, il obtient son bac S avec mention «très bien»

RÉUSSITE Nicolas a étudié à domicile une bonne partie de l’année et a obtenu de passer les épreuves du baccalauréat sur ordinateur…

20 Minutes avec agence

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Strasbourg: Dans un mois c'est le bac, on vous donne les spots pour réviser tranquillou (Illustration)
Strasbourg: Dans un mois c'est le bac, on vous donne les spots pour réviser tranquillou (Illustration) — M.LIBERT/20 MINUTES

Nicolas Cadre peut être fier de lui. Ce lycéen de 17 ans, atteint de troubles autistiques, vient de décrocher son baccalauréat scientifique. Et pas qu’un peu : il a obtenu la mention « très bien » avec une moyenne générale de 16.82/20, rapporte La Dépêche du Midi.

Le jeune homme de 17 ans vivant à Leyme (Lot) a été diagnostiqué à l’âge de 3 ans et déscolarisé immédiatement après. « J’ai perdu un an de ma vie » en hôpital de jour, raconte le jeune homme.

« Ma mère était mon coach »

Le jeune garçon n’avait pas l’intention de rester en marge du système scolaire pour autant, malgré ses soucis d’organisation. Et sa famille l’y a beaucoup aidé : « Il y a eu un engagement familial fort. Ma mère était mon coach », se souvient-il. La majeure partie de ses études et révisions se sont faites à domicile. « Depuis un an, [l’autisme] n’est plus un problème pour moi. C’est le contact avec les autres qui reste difficile », explique-t-il.

Pour le bac, Nicolas a donc eu droit à des aménagements et a passé ses épreuves sur ordinateur. Ses efforts ont payé et il s’en tire avec une belle moyenne de 16.82/20, « à peu près ma moyenne de l’année. […] J’ai été surpris par la philosophie où j’ai excellé », raconte le jeune bachelier.

L’autisme n’est plus une maladie

Nicolas Cadre veut profiter de cette revanche sur la vie pour envoyer un message d’espoir aux parents d’enfants autistes : « […] qui n’ont rien à faire en psychiatrie », déclare-t-il. « Qu’elles se tournent plutôt vers les méthodes et les approches qui se pratiquent à l’étranger, qu’elles n’écoutent pas les médecins leur dire de faire le deuil de leur enfant, comme cela a été le cas pour mes parents. »

Aujourd’hui, l’autisme n’est en effet plus considéré comme une maladie psychiatrique mais comme un simple « trouble envahissant du développement », selon l’OMS. Passionné d’informatique et de jeux vidéo, Nicolas se dirige désormais vers une carrière de développeur. Avec pour espoir d’intégrer la grande école de programmation de Montpellier.

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