La ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal annonce une baisse du coût de la rentrée universitaire

UNIVERSITE L’ensemble des droits d’inscription vont baisser pour les étudiants...

20 Minutes avec AFP

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Frédérique Vidal dans la cour de l'Elysée, le 11 avril 2018.
Frédérique Vidal dans la cour de l'Elysée, le 11 avril 2018. — LUDOVIC MARIN / AFP

Bonne nouvelle pour les étudiants. Les frais d’inscription à l’université vont baisser à la rentrée, a annoncé ce jeudi la ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal. « L’ensemble des droits d’inscription baissent », pour « la première fois depuis des années », a dit la ministre au micro d’Europe 1. « Cette année ce sera 170 euros pour une (année en) licence au lieu de 184 euros » l’an dernier, a-t-elle détaillé.

Les frais de scolarité passeront de 256 à 243 euros pour les inscriptions en master et de 391 à 380 euros en doctorat, a-t-on précisé au ministère de l’Enseignement supérieur.

Les étudiants désormais rattachés au régime général de la sécurité sociale

Les étudiants seront par ailleurs rattachés au régime général de la sécurité sociale, a rappelé Frédérique Vidal. Ce sera le cas pour les nouveaux arrivants à la rentrée, et généralisé en 2019. Ils devaient auparavant cotiser à une sécurité sociale étudiante qui leur coûtait 217 euros. « Globalement, c’est 100 millions d’euros de moins pour les étudiants et leurs familles à la rentrée 2018 », a chiffré la ministre.

Pour développer les services des universités (santé, sport, activités culturelles…), les étudiants (sauf les boursiers) devront verser une contribution « vie étudiante » de 90 euros. Ils seront consultés pour savoir quels services ils préfèrent favoriser en priorité, souligne-t-on au ministère.

Sept millions d’euros « pour accompagner les mobilités »

Frédérique Vidal a aussi annoncé que le gouvernement débloquerait 7 millions d’euros « pour accompagner les mobilités ». « On a souvent des jeunes qui ont regardé quels étaient les BTS (uniquement) dans la ville où ils habitent », a-t-elle expliqué. Or, l’idée est de pouvoir leur proposer une aide financière, qui leur permettrait d’accepter des places vacantes « dans des filières qui les intéressent », même si elles sont « éloignées de leur domicile ».

Le montant de ces aides variera entre 200 et 1.000 euros à la rentrée. « On pense qu’à peu près 10.000 jeunes pourraient être accompagnés de cette façon », a précisé Frédérique Vidal.