• La start-up lyonnaise Lyko, qui a reçu le prix French Mobility, propose une plateforme pour se rendre à l’aéroport à moindre coût.
  • Il s’agit de mettre en relation des conducteurs et des passagers.
  • Le concept sera étendu dans les prochains à d’autres villes de France.

Vous avez souvent pesté contre les tarifs du Rhônexpress, ce tramway permettant de rejoindre l’aéroport de Lyon-Saint-Exupéry ? Eux aussi. C’est la raison pour laquelle, ils ont décidé de mettre en place une plateforme dédiée aux liaisons aéroportuaires à bas prix. Une sorte de Blablacar qui met en relation les conducteurs et les passagers pour des trajets simples estimés à 8 euros, contre 15 euros pour la navette.

Adrien Hugon, Yacine Belarbi, ingénieurs informatiques ont aidé Laurent Bouzon à lancer au début du mois de juillet le site lyko-app.com. Ancien gérant d’une société de taxi à Lyon, c’est lui qui est à l’origine du projet.

Un aller-retour en Rhônexpress plus cher qu’un billet d’avion low-cost

« J’ai souvent transporté des jeunes voyageurs qui constataient qu’un aller-retour en tramway [25 euros] était parfois deux fois plus cher que leur billet d’avion low-cost ou qu’un voyage en Ouigo », explique le trentenaire. Et d’ajouter : « Le bus est la solution la plus économique. Mais elle est contraignante est stressante. Le Rhônexpress reste pratique mais onéreux. » Quant aux taxis, il faut compter en moyenne 50 euros pour une course en journée et 70 euros, la nuit.

La start-up lyonnaise, qui a reçu pour cette initiative le prix French Mobility décerné par le ministère du Développement durable, entend donc offrir une solution bien plus économique à ses usagers, en partageant les frais. L’idée est ainsi de proposer aux conducteurs une rétribution à hauteur d’environ 8 euros par passager sur un trajet reliant le centre-ville de Lyon à l’aéroport Saint-Exupéry. Deux cents points de « prise en charge » vont être mis en place dans les prochaines semaines.

Bientôt à Paris et dans d’autres villes

A l’inverse de Blablacar, les conducteurs « n’auront pas à faire de détour pour récupérer les passagers », précise Laurent Bouzon. « Ces derniers devront faire l’effort de se rendre aux arrêts de métro ou de tramway, planifiés sur les trajets proposés aux automobilistes. »

A partir du 16 juillet, les passagers pourront s’inscrire sur la plateforme, déjà ouverte depuis dix jours aux conducteurs. Elle sera étendue dès le mois de septembre à Paris, puis déployée à partir du mois de janvier 2019 aux villes de Bordeaux, Marseille, Nice et Toulouse.​​​