Londres: Des féministes refusent d'accueillir les femmes transgenres dans une piscine non-mixte

EXCLUSION Des manifestantes ont organisé un happening dans un parc londonien pour attirer l’attention sur les conséquences d’une potentielle modification de la loi britannique sur la reconnaissance du genre…

20 minutes avec agence

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Trois étangs de Hampstead Heath sont accessibles à la baignade, mais un seul d'entre eux est réservé aux femmes.
Trois étangs de Hampstead Heath sont accessibles à la baignade, mais un seul d'entre eux est réservé aux femmes. — Wikimedia Commons / Eisenbergalex

Des militantes féministes britanniques se sont opposées à l’autorisation de baignade qui pourrait être accordée aux femmes transgenres dans un étang de Londres ( Royaume-Uni) réservé aux femmes.

Le parc de Hampstead Heath propose en effet à ses visiteurs trois bassins : un mixte, un réservé aux hommes, et un troisième réservé aux femmes, rapporte Le Monde. L’éventuelle présence de femmes transgenres dans l’étang réservé à la gent féminine fait réagir les activistes londoniennes.

Une protestation en fausses barbes

« Leur présence change l’atmosphère. L’étang des femmes est un endroit où les femmes viennent nager avec leurs filles dans un environnement sans hommes, explique Amy Desir, à la tête du mouvement de protestation. Elles doivent pouvoir se baigner seins nus sans se trouver aux prises avec une personne dotée d’un pénis. »

Fin mai, dix manifestantes se sont invitées, affublées de fausses barbes, dans l’étang des hommes. Elles souhaitaient attirer l’attention et affirmaient se considérer comme des hommes pour une journée.

Tenir compte des « différences biologiques »

Les militantes ciblent la réforme d’une loi sur la reconnaissance du genre qui pourrait permettre aux hommes s’identifiant comme des femmes d’accéder à des espaces réservés aux femmes. Elles craignent que des prédateurs se fassent passer pour des femmes transgenres afin d’approcher leurs cibles dans les endroits non-mixtes.

« Nous sommes particulièrement attentives au respect des droits des personnes transgenres, soutient Hannah Clarke, l’une des militantes. Mais la loi doit aussi tenir compte des différences biologiques entre les hommes et les femmes et leur droit de bénéficier d’espaces séparés garantissant leur dignité, leur intimité et leur sécurité. »

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