Nissan reconnaît avoir falsifié les contrôles de pollution de ses véhicules

AUTOMOBILE A la demande des autorités, Nissan a été forcé depuis septembre dernier de conduire des inspections sur la façon dont ont été contrôlés ses véhicules...

20 Minutes avec AFP

— 

Un chaîne d'assemblage Nissan au Brésil (image d'illustration).
Un chaîne d'assemblage Nissan au Brésil (image d'illustration). — YASUYOSHI CHIBA / AFP

On ne connaît pas encore l’ampleur de ces pratiques. Le constructeur d’automobiles japonais Nissan a avoué ce lundi avoir falsifié le processus de contrôle de pollution de ses véhicules. L’affaire concerne la plupart de ses usines au Japon.

Les contrôles ont été effectués mais dans quelles conditions ? Selon un communiqué fourni par le constructeur, les mesures des performances concernant les émissions de gaz d’échappement et des tests d’économie de carburant n’ont pas été effectuées conformément au protocole prescrit. De plus, les rapports d’inspection ont été basés sur des valeurs de mesure altérées, a expliqué le constructeur dans un communiqué.

Nissan, partenaire de Renault, n’a pas précisé dans ce document le nombre de véhicules concernés ni la durée, en mois ou années, durant laquelle ces méthodes illégales ont été employées.

Pas d’erreur dans les chiffres

A la demande des autorités, Nissan a été forcé depuis septembre dernier de conduire des inspections sur la façon dont ont été contrôlés ses véhicules, après avoir dû reconnaître que des personnes non-certifiées apposaient leur signature sur des documents de tests.

Durant cette enquête interne, sont apparues les autres pratiques répréhensibles dont le groupe a fait état au ministère japonais des Transports avant de prévenir la presse. « Des investigations exhaustives sur les faits décrits ci-dessus, y compris sur les causes et les antécédents de ce type de mauvaise conduite, sont en cours », a assuré le constructeur.

Les véhicules, « hormis le modèle GT-R », sont cependant en eux-mêmes conformes aux normes de sécurité japonaises et leurs émissions gazeuses correspondent aux spécifications du catalogue, « ce qui signifie qu’il n’y a pas d’erreurs dans les chiffres d’économie de carburant divulgués par Nissan » aux clients. Pour le modèle de sport GT-R, Nissan n’a pas précisé dans le communiqué quel était le problème rencontré.

>> A lire aussi : 3,8 millions de voitures Nissan rappelées en Amérique du Nord

>> A lire aussi : Une Nissan anti-collision renverse une femme lors de sa présentation à un salon automobile

>> A lire aussi : Des véhicules Volkswagen échouent toujours aux contrôles antipollution

>> A lire aussi : Comment la supercherie a été découverte