Un collectif de livreurs à vélo appelle à la grève la semaine prochaine, et invite les clients à ne pas commander

MOUVEMENT SOCIAL Les livreurs à vélo font grève en pleine Coupe du Monde, l'une des semaines les plus chargées de l'année...

20 Minutes avec AFP

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Un livreur de repas à vélo dans les rues de Nantes (image d'illustration).
Un livreur de repas à vélo dans les rues de Nantes (image d'illustration). — SEBASTIEN SALOM-GOMIS/SIPA

Les coursiers à vélo de plusieurs plateformes de livraison de repas sont appelés à faire grève une semaine à partir de dimanche. Ils réclament de meilleures rémunérations et conditions de travail. A l’initiative de ce mouvement, des « travailleurs des plateformes » Uber Eats, Deliveroo, Stuart, Glovo et Foodora appellent aussi tous les clients à « ne pas commander la semaine du 8 au 15 juillet ».

« Il est désormais indispensable de renverser le rapport de force », souligne sur Twitter le CLAP, collectif des livreurs parisiens. Avant de rappeler qu’il s’agit de « l’une des semaines les plus rentables pour les plateformes », avec la Coupe du Monde.

Les initiateurs de la mobilisation réclament « une tarification minimum horaire garantie » par leur contrat, « la prise en compte de la pénibilité de travail via différents bonus (pluie, week-end, nuit…) », ainsi que des « plages de travail et une activité » garanties.

Un amendement soutenu par Pénicaud

« En effet, depuis plusieurs mois, nous avons vu nos rémunérations diminuer et les distances de livraison augmenter », écrivent-ils. « L’attribution de commandes » ou de « places sur le planning » est, selon eux, « de plus en plus incertaine » du fait du recrutement de nouveaux livreurs.

Ils estiment par ailleurs « insupportable » la « participation du gouvernement (…) à la pérennisation » d’un « système fonctionnant sur la précarité de ses travailleurs », via un amendement au projet de loi « avenir professionnel ».

Cet amendement, soutenu par la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, introduit la possibilité pour une plateforme d’établir une « charte ». Celle-ci définit « ses droits et obligations ainsi que celles des travailleurs avec lesquels elle est en relation ».

Dépendance et précarité

Le texte précise qu’une telle charte ne peut « caractériser l’existence d’un lien de subordination juridique entre la plateforme et le travailleur », ce qui écarte pour la plateforme le risque d’une requalification en salariés de ses travailleurs, considérés comme des indépendants.

Une telle charte, « décidée de manière unilatérale et sans contrepartie aucune » des plateformes, « ne peut qu’instituer la dépendance et la précarité » des travailleurs en question, soulignent les organisateurs de la mobilisation.

Ils appellent à un rassemblement dimanche à 19 heures place de la République à Paris.

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