Sécurité routière: Près de 400.000 km de routes secondaires désormais limités à 80 km/h

ROUTES La vitesse maximale autorisée est abaissée sur toutes les routes à double sens, à une voie chacune, sans séparateur central, soit 40 % du réseau routier français…

H. B. avec AFP

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Le passage à 80 km/h comme vitesse maximum sur les routes secondaires est prévu le 1er juillet 2018.
Le passage à 80 km/h comme vitesse maximum sur les routes secondaires est prévu le 1er juillet 2018. — CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

Ça y est, la mesure est officiellement entrée en vigueur ce dimanche ! Près de 400.000 kilomètres de routes sont désormais limités à 80 km/h, et non plus à 90 km/h, avec l’objectif de réduire le nombre de tués sur les routes.

Alors que se profilent les grands départs estivaux, les automobilistes français et étrangers vont devoir lever le pied. La vitesse maximale autorisée est abaissée sur toutes les routes à double sens, à une voie chacune, sans séparateur central (barrière, terre-plein…), soit 40 % du réseau routier français.

De vives contestations

Depuis l’annonce le 9 janvier, associations d’automobilistes et de motards ont multiplié les manifestations et pétitions face à une mesure « inutile » et « politique », selon Pierre Chasseray, délégué général de 40 millions d’automobilistes.

Parlementaires et élus locaux de tous bords se sont également insurgés contre cette disposition qui pénalise selon eux les régions rurales, où se trouvent l’essentiel des routes concernées. En vain.

Le gouvernement intransigeant

L’exécutif est resté intransigeant, emmené par le Premier ministre Edouard Philippe qui s’est toujours dit « prêt à assumer l’impopularité » de la mesure. « L’objectif, ça n’est pas d’emmerder le monde. L’objectif, c’est de faire en sorte qu’il y ait moins de morts et moins de blessés graves », a martelé Edouard Philippe vendredi, rappelant le « coût humain terrifiant » des accidents de la route qui ont fait 3.684 morts et 76.840 blessés en 2017.

Selon le gouvernement, baisser la vitesse de 10 km/h permettra de sauver jusqu’à 400 vies par an, et ainsi d’inverser durablement la courbe de la mortalité routière​ qui, après avoir atteint un plus bas historique en 2013, a connu un inquiétant rebond entre 2014 et 2016.