Aéroport de Roissy: Mise en examen de huit passeurs présumés

ENQUETE Trois personnes ont été placées en détention provisoire vendredi soir dans le cadre d’une enquête sur un réseau ayant permis à des Béninois d’entrer illégalement en France…

20 Minutes avec AFP

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Aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle.
Aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle. — WITT/SIPA

Nouvelle étape dans l’enquête sur un réseau ayant permis à des Béninois d’entrer illégalement en France avec la complicité d’un employé de sécurité travaillant à l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle. Huit personnes ont été mis en examen vendredi, dont trois écrouées, dans le cadre d’une enquête, selon une source judiciaire contactée par l’AFP,

Conduite par la police aux frontières (PAF) sous la direction d’un juge d’instruction, l’enquête a permis d’établir qu’un employé d’une société de sécurité, disposant d’un badge lui permettant d’accéder à la zone réservée de l’aéroport, faisait sortir les bénéficiaires du réseau avant leur passage aux contrôles d’entrée sur le territoire.

Une trentaine de personne entrée illégalement en France

Une trentaine de personnes, toutes de nationalité béninoises, auraient bénéficié de ce réseau d’aide au séjour, selon une source proche de l’enquête.

Alors que onze personnes avaient été placées en garde à vue en début de semaine lors d’une opération ayant mobilisé une quarantaine de policiers, huit ont été finalement mises en examen vendredi.

L’information judiciaire vise les chefs d’aide au séjour irrégulier en bande organisée, corruption active et passive, fourniture de faux documents administratifs, travail dissimulé en bande organisée et association de malfaiteurs.

Trois des mis en cause ont été placés en détention provisoire, dont l’employé de la société de sécurité, et cinq laissés libre sous contrôle judiciaire, selon la source judiciaire.

Certains membres du réseau avaient des liens avec celui des emballeurs de bagages à la sauvette, dont seize avaient été interpellés pour vérifier s’ils avaient pu «bénéficier des services des mis en cause principaux», selon la source proche de l’enquête. La plupart de ces gardes à vue ont ensuite été levées.