Internet: Pas facile pour tout le monde de se connecter, d’après une étude

ILLECTRONISME 23 % des Français ne sont pas à l’aise avec le numérique en général. C’est même 58 % chez les plus de 70 ans…

R. G.-V. avec AFP

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Un quart des Français n'est pas à l'aise avec le numérique.
Un quart des Français n'est pas à l'aise avec le numérique. — SAUL LOEB / AFP

A priori, si vous êtes là, c’est que vous, ça va. Mais se connecter à Internet n’est pas aussi simple pour tous. Environ 23 % des Français ne sont « pas à l’aise avec le numérique », déclarant ne jamais naviguer sur Internet ou bien difficilement, selon une étude CSA sur l'« illectronisme », l’illettrisme numérique. Ce taux s’élève à 58 % chez les personnes de 70 ans et plus. Il s’agit d'« une nouvelle forme de fracture sociale », selon Philippe Marchal, président du syndicat de la presse sociale, qui a souhaité en commandant cette étude « sensibiliser » et « permettre une prise de conscience de l’opinion et des pouvoirs publics ».

Si quasiment 9 personnes sur 10 possèdent une connexion internet et un équipement leur permettant de s’y rendre (téléphone, ordinateur, tablette), utilisés majoritairement pour rechercher une information ou envoyer un mail, 16 % ne vont jamais ou moins d’une fois par semaine sur internet, et 7 % trouvent la navigation difficile. Parmi ceux qui n’utilisent jamais internet, 42 % trouvent cela trop compliqué, 34 % n’ont pas confiance dans la protection de leurs données personnelles, mais la grande majorité (70 %) invoque, possiblement conjointement, un manque d’intérêt.

Un tiers a déjà renoncé à quelque chose parce qu’il fallait utiliser Internet

Par ailleurs, près d’un tiers des Français (32 %), que l’étude nomme « abandonnistes », déclare avoir déjà renoncé, dans les douze derniers mois, à faire quelque chose parce qu’il fallait utiliser internet. Ces personnes, qui se retrouvent dans toutes les catégories de la population (de façon équivalente quel que soit le sexe, la catégorie socioprofessionnelle, en ville ou à la campagne…), disent renoncer principalement à une démarche liée aux loisirs (55 %), mais aussi à des démarches administratives (39 %).

De plus, la moitié des « abandonnistes » déclarent avoir déjà ressenti « une sensation de décalage » avec leur entourage dans l’utilisation de technologies « au point de se sentir seul ». Plus d’un sur deux déclare souhaiter « progresser », et la même proportion cherche à se faire aider, la plupart du temps par un membre de sa famille.

Cette étude a été réalisée en février 2018 par téléphone, auprès de 1.011 Français représentatifs de la population et d’un panel spécifique de personnes âgées de 70 ans et plus (368 au total).

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