Hautes-Pyrénées: Le Pic du Midi fait peau neuve pour mieux toucher l'univers

PYRENEES Cet été, le Pic du Midi dévoile son nouveau parcours qui met à l’honneur le numérique, les sciences et l’émerveillement…

Chloé Sémat

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Depuis deux ans, le Pic du Midi subit un lifting pour moderniser le site.
Depuis deux ans, le Pic du Midi subit un lifting pour moderniser le site. — F. SCHEIBER / 20 MINUTES
  • Après deux ans de travaux, le Pic du Midi propose un nouveau parcours de visite et d’observation à 3.000 mètres d’altitude.
  • Le site lance aussi la Galerie des Merveilles où des trésors de l’Observatoire sont exposés.

Le Pic du Midi, après un bon lifting de deux ans, présente un nouveau visage, avec le lancement de son parcours de visite et d’observation à près de 3.000 mètres d’altitude. Du restaurant panoramique au parcours Expériences en passant par la Galerie des merveilles, l’espace intérieur a été entièrement modernisé pour permettre aux clients malchanceux côté météo de profiter (quand même) de leur voyage.

L’objectif de ce coup de jeune au Pic du Midi, c’est bien la modernisation du site avec une large place donnée au numérique. Mais aussi un élargissement de la clientèle vers l’international en multipliant les langues au sein de l’espace muséographique.

Faire plonger le visiteur dans l’univers

« Avant, on y montait uniquement pour le panorama, maintenant on y vient aussi pour l’expérience », affirme Daniel Soucaze Des Soucaze, le directeur. Il est vrai que les terrasses offrent un point de vue sur toute la chaîne des Pyrénées, de la Catalogne au Pays Basque. Néanmoins, pour le moment, les travaux ne sont pas terminés à certains endroits, la faute à l’hiver particulièrement rude.

Mais d’ailleurs, c’est quoi ce musée ? Encore un alignement de panneaux auxquels on ne comprend rien ? Pas du tout. Le directeur adjoint, Nicolas Bourgeois, explique qu’ils ont voulu « faire plonger le visiteur dans un univers, et pas seulement dans un musée de sciences ». Par exemple, dans l’espace Expériences, plusieurs thèmes sont présentés sur des tables de scientifiques et dont l’explication se lit un peu comme une BD. Le voyage commence de l’atmosphère, passe par le Soleil pour finir dans les étoiles.

L’objectif ? « Créer l’émerveillement, qui est le meilleur vecteur de transmission au public », assure Nicolas Bourgeois. Le petit plus : il est possible de ressortir de cette salle en ayant touché la lune (non, ce n’est pas une blague).

Initiation à l’astrophotographie

Pour les passionnés d’Histoire, la Galerie des merveilles est un espace dédié aux trésors de l’Observatoire. Baromètres, chronographes, lunettes d’astrologie sont exposés depuis la mi-juin. Sans oublier le planétarium qui propose plusieurs films, et autant de « voyages aux confins de l’univers ».

Dernière originalité : les visiteurs pourront participer à une initiation à l’astrophotographie et repartir avec leur photo de planète qu’ils auront eux-mêmes réalisée. Mais patience, ce sera pour juin 2019…