VIDEO. Emmanuel Macron dénonce la «lèpre qui monte» en Europe

UNION EUROPEENNE En déplacement en Bretagne, le chef de l'Etat s'est fendu d'un discours offnesif et pro-européen...

G. N. avec AFP

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Emmanuel Macron a prononcé un discours résolument pro-européen à Quimper, jeudi 21 juin.
Emmanuel Macron a prononcé un discours résolument pro-européen à Quimper, jeudi 21 juin. — LUDOVIC MARIN / AFP

Emmanuel Macron a dénoncé jeudi à Quimper la « lèpre qui monte » en Europe, « le nationalisme qui renaît, la frontière fermée que certains proposent » et ceux qui « trahissent même l’asile ». Dans un discours enflammé, à quelques jours d’un sommet européen crucial sur la gestion des migrants, le chef de l’Etat s’est aussi emporté contre « les donneurs de leçons » qui « m’expliquent qu’il faut accueillir tout le monde » sans voir « les fractures de la société française ».

Emmanuel Macron a défendu sa politique migratoire médiane « dont nous n’avons pas à rougir » [mieux intégrer ceux qui obtiennent l’asile mais expulser systématiquement les autres], « un chemin qui est toujours plus difficultueux car personne n’est jamais content, mais plus responsable que celui qui joue avec les peurs ».

« Ils disent le pire et nous nous y habituons »

« Je vous demande de ne rien céder, dans ces temps troublés que nous vivons, de votre amour pour l’Europe », a-t-il lancé en Bretagne, territoire très attaché à l'Europe, dans une envolée qui sonnait comme une profession de foi à un an des élections européennes de 2019.

« Je vous le dis avec beaucoup de gravité. Beaucoup la détestent, mais ils la détestent depuis longtemps et vous les voyez monter, comme une lèpre, un peu partout en Europe, dans des pays où nous pensions que c’était impossible de la voir réapparaître. Et des amis voisins, ils disent le pire et nous nous y habituons », s’est-il indigné.

« J’ai besoin de ces terres qui croient dans l’Europe »

Au lieu de cela, a-t-il déploré, on accuse les pro-européens « de ne l’être pas assez et on oublie de dénoncer ceux qui ne le sont plus du tout », « on s’habitue à tous les extrêmes dans les pays qui depuis des années sont pourtant pro-européens comme nous ! Et sur ce sujet nos élites économiques, politiques, journalistiques ont une responsabilité immense ! », s’est-il écrié sous les applaudissements.

« Je le dis à tous les donneurs de leçons. Allez m’expliquer qu’il faut accueillir tout le monde. Mais regardez la société française et ses fractures ! Regardez ce que nous faisons aussi, et nous n’avons pas en rougir ». « Je veux que la France et la cohésion nationale se tiennent, que nos classes moyennes trouvent leur place ! Et en même temps être à la hauteur de notre tradition d’accueil et en particulier de l’asile, ce qui ne veut pas dire tout et n’importe quoi », a-t-il poursuivi.

« J’ai besoin de ces terres qui croient dans l’Europe, des Françaises et Français qui croient dans ce projet parce qu’ils savent le prix du nationalisme, le coût de la bêtise », a-t-il conclu, répétant son crédo dans une « Europe qui protège ».

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