Bouches-du-Rhône: Les «filles à côtelettes» s'attaquent au championnat de France de barbecue

CONCOURS Louise, Elodie et Emilie participent aux championnats de France de barbecue ce week-end pour montrer que la viande n’est pas réservée qu’aux hommes…

Adrien Max

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Emilie, Elodie et Louise sont prêtes à «envoyer du steack» aux championnats de France de BBQ.
Emilie, Elodie et Louise sont prêtes à «envoyer du steack» aux championnats de France de BBQ. — Les filles à côtelettes
  • Les championnats de France de barbecue se déroulent ce week-end aux Saintes-Maries-de-la-Mer (Bouches-du-Rhône).
  • Louise, Elodie et Emilie veulent prouver que la viande et les barbecues ne sont pas réservés qu’aux hommes.
  • A travers leur participation, elles souhaitent également promouvoir la filière viande.

La barbaque et les femmes, c’est aussi une histoire d’amour. Louise, Elodie et Emilie, les « filles à côtelettes », participent ce week-end aux championnats de France de barbecue pour combattre les clichés sur la consommation de viande, et sur l’alimentation plus généralement.

Près de 110 équipes, venues de toute la France, et même de Belgique, vont s’affronter dans neuf catégories différentes, bœuf, poulet, agneau, poisson, burger, dessert, notamment, pendant tout le week-end aux Saintes-Maries-de-la-Mer ( Bouches-du-Rhône).

On veut montrer que les femmes, aussi, aiment la viande, que celle-ci n’est pas réservée uniquement aux hommes. On veut un peu prendre le contre-courant de tout ce qu’on entend en ce moment et qui pourrait se résumer un peu au diktat de l’orthorexie », explique Louise, ingénieure agronome.

L’orthorexie peut se résumer à une obsession pour une alimentation ultra-saine, qui peut même déboucher sur une maladie.

« La pression monte mais ça va être la rigolade »

« Bien sûr, il faut faire attention à ce que l’on mange. Manger de la bonne viande n’est pas forcément mal pour un régime, et ça permet de prendre du plaisir », ajoute Louise. Avec Emilie, bouchère à Salon-de-Provence et Elodie, éleveuse de brebis à Eyguières (Bouches-du-Rhône), elles se sont réunies une dernière fois jeudi soir pour peaufiner leur préparation. « Ça a été assez compliqué de se réunir, nous avons des emplois très différents. Nous nous sommes inscrites dans trois catégories, l’agneau, le bœuf et le taureau de Camargue », précise Emilie. De la viande, rien que de la viande donc.

Chaque équipe reçoit la même pièce, que les concurrents doivent travailler avant de cuisiner. « Pour l’agneau par exemple on reçoit un gigot entier. Il va falloir le préparer, découper de jolis morceaux et ça je sais faire. Ça va être sympa de montrer de quoi sont capables les filles, surtout qu’il y a très peu de femmes dans le milieu de la viande », se réjouit d’avance Emilie.

Même si leur préparation n’a pas pu être optimale, les trois amies ne s’en font pas tant que ça. « J’y ai assisté l’année dernière, il y a vraiment un bon niveau ça me fait un peu peur. C’est un peu comme l’épreuve du barbecue à Top Chef », rigole Louise.

Oui la pression monte un peu mais on va être entre filles, ça va être la rigolade. On va leur montrer qu’on sait aussi faire des bons barbecues entre filles », annonce Emilie.

« Envoyer du steak »

« Je suis très fière de représenter notre filière viande. On a un bon feeling toutes les trois donc on va pouvoir quelque chose qui nous ressemble : l’envie de bien vivre et de bien manger sans les préjugés », se réjouit Elodie, l’éleveuse.

Elles pourront, de toute façon, compter sur leur expérience respective. « C’est toujours moi qui choisis la viande, et je préfère inspecter la cuisson pour faire attention que ce soit la bonne », prévient la jeune bouchère. Aussi originale soit-elle, le point essentiel d’une recette reste la cuisson. « On n’a pas le choix, il faut qu’on envoie du steak », résume Elodie.

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