Terrorisme: Les «revenants» moins nombreux que prévu selon Europol

COMBATS Ils sont 5.000 à être partis combattre pour Daesh mais seuls 1.500 ont fait le choix de revenir selon Europol...

20 Minutes avec AFP

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Un soldat de l'armée syrienne tient le drapeau de Daesh devant l'un des sites antiques de la ville de Palmyre, reprise dimanche 27 mars, par les troupes pro-gouvernementales.
Un soldat de l'armée syrienne tient le drapeau de Daesh devant l'un des sites antiques de la ville de Palmyre, reprise dimanche 27 mars, par les troupes pro-gouvernementales. — AFP

Alors que Daesh perd du terrain en Irak et en Syrie, la question du retour des ressortissants européens partis combattre au sein de groupes djihadistes devient plus prégnante. L’agence Europol a constaté qu’ils étaient moins nombreux que prévu à revenir sur le territoire européen.

Ils sont 5.000 à être partis combattre pour Daesh. Seuls 1.500 ont fait le choix de revenir dans leur pays européen d’origine, révèle Europol dans un article de France 24. La plupart venaient de Grande-Bretagne, de France, d’Allemagne et de Belgique. La fameuse « vague » des retours ne s’est pour le moment pas produite.

Que sont devenus les 3.500 combattants restants ? Les données ne sont pas exhaustives. Certains ont été arrêtés sur place, d’autres sont partis pour la Malaisie, les Philippines ou la Libye. D’autres encore auraient essayé de s’installer en Turquie.

Des attaques moins sophistiquées

Pour ne pas perdre leur trace, la France, l’Allemagne, l’Espagne et la Belgique ont pris l’initiative de créer un registre judiciaire européen, tenu par Eurojust, afin de renforcer le partage d’informations en matière de terrorisme, a annoncé Europol ce mercredi. Ce registre judiciaire européen devra permettre de faciliter la transmission sur toutes les enquêtes en cours en matière de terrorisme en Europe et de recouper les informations entre plusieurs Etats pour compléter les dossiers.

Mais le risque d’attentat ne vient pas uniquement de ces combattants. « La menace terroriste actuelle est essentiellement une menace endogène posée par des "home-grown fighters", c’est-à-dire des personnes d’origine européenne », a souligné le procureur fédéral de la Belgique Frédéric van Leeuw lors d’une conférence organisée à Eurojust, à La Haye.

Dans son rapport sur le terrorisme en Europe, Europol a également fait un autre constat. Si les attentats ont plus que doublé en 2017 en Europe, les attaques sont devenues de moins en moins sophistiquées. L’agence de police européenne fait référence aux actes « terroristes » perpétrés par des individus fonçant dans la foule à l’aide d’un véhicule ou poignardant des passants, comme à Londres en 2017 où 13 personnes ont été tuées et 98 autres blessées dans deux attaques de cette nature.

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