Nantes: Des salariés de Tipiak dénoncent la prime «indécente» (540.000 euros) de leur PDG

POLEMIQUE Des débrayages sont organisés devant des usines du groupe agroalimentaire, situées en Loire-Atlantique...

J.U.

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L'usine Tipiak de Saint-Aignan-de-Grandlieu, près de Nantes.
L'usine Tipiak de Saint-Aignan-de-Grandlieu, près de Nantes. — Google maps

La grogne monte. Après une première mobilisation, lundi, qui a rassemblé plusieurs centaines de salariés du groupe Tipiak devant son siège, à Saint-Herblain, un nouveau débrayage doit avoir lieu ce jeudi midi. La CGT appelle les salariés, dont ceux de l’usine de Saint-Aignan, à cesser le travail entre 12h et 14h « pour exiger une autre politique de rémunération ».

Ce qui ne passe pas, c’est cette prime de 540.000 euros accordée il y a quelques jours à Hervé Grouès, le PDG du groupe agroalimentaire, lors d’un conseil d’administration. Une somme rondelette « pour récompenser le fait que l’entreprise a pris de la valeur » depuis la prise de fonction du patron, en 1992.

Montant indécent

« Le montant de cette prime est pour nous indécent quand dans le même temps des salariés qui travaillent depuis 10, 20, 30 voire 40 ans chez Tipiak […] n’ont le droit à aucune reconnaissance et voient leur pouvoir d’achat s’effriter au fil de NAO au rabais », explique la CGT. Les salariés auraient perçu, cette année, seulement 160 euros d’intéressement. Plusieurs autres mouvements de grève pourraient avoir lieu à Malville et à Pontchâteau, autres sites du groupe qui emploie plus d’un millier de personnes. En 2017, le chiffre d’affaires de Tipiak a atteint 198,1 millions d’euros.