Protection sociale: La France est le pays qui dépense le plus en Europe

ALLOCATIONS Le pays arrive juste devant le Danemark et la Finlande, d’après une étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees)…

R. G.-V. avec AFP

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91% de la dépense sociale en France est publique. 9 % est privée (mutuelles...).
91% de la dépense sociale en France est publique. 9 % est privée (mutuelles...). — PHILIPPE HUGUEN / AFP

Championne d’Europe et peut-être même du monde ! Les prestations liées à la vieillesse et à la santé font de la France le numéro un européen en matière de dépenses de protection sociale, celles consacrées à la lutte contre la pauvreté pesant beaucoup moins, selon une étude de la Drees publiée ce jeudi. Une situation « qui s’explique essentiellement par les risques vieillesse » (retraites, minimum vieillesse, dépendance) « et santé », a résumé Jean-Marc Aubert, responsable du service de statistiques des ministères sociaux, en présentant l’étude à la presse.

« Dans le dossier de la lutte contre la pauvreté, on est un pays généreux, mais les décalages par rapport à l’Europe sont faibles », a-t-il ajouté. La France a versé 714,5 milliards d’euros de prestations sociales en 2016, ce qui représente 32,1 % du PIB (+4 points en vingt ans), comparé à une moyenne de 27,5 % pour l’Union européenne à 28 pays. La France est le pays européen qui dépense le plus, juste devant le Danemark et la Finlande.

Environ 2 % du PIB consacrés à la lutte contre la pauvreté et la précarité

91 % des prestations sont versées par des administrations publiques en France, et 9 % par le secteur privé (mutuelles…). Santé et vieillesse représentent ensemble 81 % des dépenses de protection sociale, suivies des prestations familiales (8 %) et de celles liée à l’emploi (chômage, insertion, 6 %). Comme le logement, la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale représente 3 % des dépenses.

Alors qu’Emmanuel Macron a récemment regretté qu'« on met(te) un pognon de dingue dans les minima sociaux » et que « les gens pauvres restent pauvres », la Drees a évalué l’effort social de la nation en matière de lutte contre la pauvreté et l’exclusion entre 1,8 % et 2,6 % du PIB en 2016, selon le périmètre considéré.

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