Rennes: Les policiers expriment leur malaise au centre de rétention

SOCIAL Les fonctionnaires se plaignent de la charge de travail et des pressions exercées par la hiérarchie...

J.G. avec AFP

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Illustration du centre de rétention administrative de Rennes.
Illustration du centre de rétention administrative de Rennes. — FRANK PERRY / AFP

Une trentaine de fonctionnaires en arrêt maladie longue durée depuis deux ans. Au centre de rétention administrative de Rennes, la crise couve. Pour tenter de répondre au malaise des policiers, qui se plaignent du « très mauvais management » local sur fond d’augmentation de la charge de travail, une enquête interne a été ouverte. Une mission de la Direction centrale de la Police aux frontières (PAF) se trouve depuis mardi sur place pour auditionner la direction ainsi que des représentants syndicaux.

De plus en plus de monde dans les centres de rétention

« On travaille à flux tendu avec un management compliqué, il y a des collègues en burn-out », déplore Maxime Mettot du syndicat Alliance. « Avec la hausse de l’immigration clandestine, on fait beaucoup de transport vers les aéroports, les tribunaux » et « avec le rétablissement du contrôle aux frontières, il y a aussi plus de travail », énumère-t-il.

David Leveau du syndicat SGP/FO dénonce lui aussi eu » un très mauvais management des deux responsables nommés il y a deux ans à la zone de défense Ouest, qui comprend une vingtaine de départements dans les régions Bretagne, Normandie, Centre et Pays de la Loire. « Les collègues vivent sous le règne de la terreur », indique-t-il.