Baisse des APL: Jacques Mézard assure que cette décision a été votée «en transparence»

LOGEMENT La Fondation Abbé-Pierre a relevé une nouvelle mesure qui gèle les APL, en annulant la revalorisation de cinq euros qui était prévue...

20 Minutes avec AFP

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Jacques Mézard, ministre français de la Cohésion des territoires, le 23 mai à l'Assemblée.
Jacques Mézard, ministre français de la Cohésion des territoires, le 23 mai à l'Assemblée. — Alain JOCARD / AFP

Le gel des aides au logement (APL) cette année, dénoncé par des associations et l’opposition de gauche, n’a « rien de caché », a déclaré ce mardi Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des Territoires, soulignant qu’il figurait dans le budget 2018.

La fondation Abbé-Pierre, qui lutte contre le mal-logement, a mis en avant en début de semaine une mesure figurant dans le budget voté à la fin de l’année dernière : elle gèle, de fait, les APL en annulant leur revalorisation sur l’évolution moyenne des loyers calculées par l’Insee.

La fondation estime que la mesure coûterait en moyenne près de cinq euros aux ménages bénéficiant de l’APL. Elle juge qu’elle se « surajoute » à la baisse du même montant décidée l'an dernier, à l’origine d’une vaste controverse qui avait marqué les premiers mois du quinquennat d'Emmanuel Macron.

La fin des « coups de rabot » pour 2019

« Il n’y a absolument rien de caché », s’est agacé mardi Jacques Mézard, lors d’un entretien avec des journalistes en marge de la signature d’une convention entre le ministère et le réseau Procivis, spécialiste de l’acquisition à la propriété. « Toutes les décisions […] ont été votées en toute transparence », a-t-il insisté, soulignant au passage qu'« il ne s’agit pas d’une baisse […] mais tout simplement d’une non-augmentation. »

Les calculs de la Fondation Abbé-Pierre ont, en tout état de cause, donné du grain à moudre à l’opposition de gauche qui s’est, elle aussi, empressée de faire le lien avec la baisse des APL.

Le Premier ministre, Edouard Philippe, avait jugé l'été dernier qu'il n'était «pas intelligent» de procéder à une telle baisse, la renvoyant aux décisions du précédent gouvernement et la qualifiant de « coup de rabot ». « Des coups de rabot, je ne connais pas un gouvernement qui n’en a pas mis en place », a reconnu Jacques Mézard. « On fera en sorte de ne plus en avoir à partir de 2019. »

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