Lorraine: Le maire de Phalsbourg en grève contre la fermeture des services publics

MOBILISATION Mécontent de voir une classe de l'école maternelle du centre de sa commune fermée après d'autres services de l'Etat, le maire de Phalsbourg (Moselle) a décidé de déclencher une grève...

B.P.

— 

La ville de Phalsbourg compte un peu moins de 5.000 habitants en Moselle.
La ville de Phalsbourg compte un peu moins de 5.000 habitants en Moselle. — Map4News.

Dany Kocher est maire de Phalsbourg (Moselle) depuis 1993. Au fil des ans, il a vu plusieurs services de l’Etat disparaître de sa ville d’un peu moins de 5.000 habitants (4.745 très exactement) située « à 45km de Strasbourg et à 100km de Metz ». Mais cette fois, la menace de voir une classe de l’école maternelle fermée est de trop pour lui.

Comme il le précise à nos confrères de France Bleu Lorraine Nord, Dany Kocher l’estime comme un nouveau coup porté à la ruralité. Si bien qu’il a décidé, face aux fermetures ou aux horaires d’ouverture réduits, de déclencher une grève de la mairie et de l’école à partir de ce 18 juin. Pour une durée encore « indéterminée ».

Une vingtaine de services perdus en 30 ans

« Depuis 30 ans, on a perdu une vingtaine de services importants et d’aménagement du territoire », regrette-t-il. Avant de citer le tribunal, l’hôpital, les impôts, l’office national des forêts ou la caisse d’allocations familiales. Dans ces revendications, l’édile cite aussi la baisse des dotations ou du nombre de fonctionnaires qui participent à gérer sa collectivité.

A la tête d’une liste Union des démocrates indépendants (UDI), Dany Kocher a été réélu à la mairie de Phalsbourg avec 55,97% en 2014. Depuis, cet ancien comédien de profession a fait parler de lui en pleine période #Metoo et #Balancetonmaire, pour avoir écrit un courrier satirique d'autodénonciation de ses « crimes » et « harcèlements ».

Adressée au procureur de la République de Metz - à qui il demandait d’être envoyé « directement en prison, sans passer par la case tribunal » - la lettre avait pour but de « prouver une forme de dérive de notre société », expliquait-il au Républicain Lorrain. Mais elle n’avait pas vraiment faire rire plusieurs associations, au début de l’année.