Autolib': Bolloré estime à 300 millions d'euros le coût d'une résiliation pour les collectivités

TRANSPORT Selon le groupe, une résiliation coûterait plus cher à la collectivité qu’une poursuite du contrat jusqu’à son terme en 2023, que Bolloré chiffre à 233 millions d’euros…

20 Minutes avec AFP

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Une Autolib' à Paris. (Illustration)
Une Autolib' à Paris. (Illustration) — A. GELEBART / 20 MINUTES

La facture risque d’être salée… Bolloré a estimé à 300 millions d’euros le coût pour les collectivités d’ une résiliation du contrat du service de voitures électriques en libre-service Autolib', a indiqué ce vendredi le groupe.

Le Syndicat Autolib' Métropole proposera le 21 juin aux 98 communes qui le composent de résilier le contrat avec le groupe de l’industriel breton. Selon le groupe, une résiliation coûterait plus cher au syndicat qu’une poursuite du contrat jusqu’à son terme en 2023, que Bolloré chiffre à 233 millions d’euros.

« Le groupe Bolloré ne nous a pas laissé le choix »

« Le groupe Bolloré ne nous a pas laissé le choix », a déploré vendredi dans un communiqué Catherine Baratti-Elbaz, présidente du Syndicat Autolib' Métropole et maire PS du 12e arrondissement de Paris, invoquant la rupture « il y a un mois (de) la procédure de conciliation » par le groupe Bolloré, concessionnaire du service de voitures électriques.

Au cœur du litige, une réclamation déposée fin mai par l’industriel, qui demande aux collectivités adhérentes au service dans la métropole, en particulier Paris, de lui verser 46 millions d’euros par an, pour éponger la dette d’exploitation du service lancé en fanfare en 2011 sous Bertrand Delanoë (PS), jusqu’à la fin du contrat en 2023.

La dette est estimée par le groupe à 293,6 millions - une somme contestée par la Ville - mais qu’il est contractuellement obligé de donner de sa poche.