Collégiens et lycéens pourront faire un stage d'une journée chaque année durant leur scolarité

EDUCATION Cette mesure a été adoptée dans le cadre de l’examen du projet de loi pour « la liberté de choisir son avenir professionnel »...

20 Minutes avec AFP

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Illustration de collégiens.
Illustration de collégiens. — DURAND FLORENCE/SIPA

La proposition a été adoptée jeudi soir par les députés. Les collégiens de 4e et 3e ainsi que les lycéens de 1ère et terminale pourront faire un stage en milieu professionnel d’une journée chaque année, pendant le temps scolaire.

Un amendement de la rapporteure Catherine Fabre (LREM) en ce sens a été adopté dans le cadre de l’examen du projet de loi pour « la liberté de choisir son avenir professionnel », avec l’avis favorable du ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer, présent dans l’hémicycle aux côtés de Muriel Pénicaud. Ce nouveau dispositif complétera le stage obligatoire sur le temps scolaire en classe de 3e.

« Ce dispositif a pour objectif d’encourager une part d’initiative de la part des élèves dans la découverte métier », est-il expliqué dans son exposé des motifs. Le chef d’établissement devra donner son accord.

La mesure critiquée à gauche et à droite

Gauche et droite ont critiqué la mesure. « Ça rime à quoi ? C’est absurde » et l’idée provient de « gens qui n’ont jamais mis les pieds dans une entreprise », s’est élevé Gérard Cherpion (LR), évoquant aussi les questions de « responsabilité » et « assurance ». Selon son collègue Patrick Hetzel, les élèves « vont pouvoir sécher une journée de cours » alors que le ministre devrait lutter contre « l’absentéisme ».

« Une journée, ça n’a aucun sens » et ce sera « encore une fois une prime au piston », a abondé l’élue d’extrême droite Emmanuelle Ménard. Le communiste Jean-Paul Lecoq a partagé ces analyses et dit espérer « que les jeunes n’auront plus de problème pour trouver des stages ».

Près de 80 « campus des métiers et des qualifications »

En outre, via un amendement du gouvernement, les « campus des métiers et des qualifications », au nombre d’environ 80, vont recevoir une « consécration législative », selon l’expression de Jean-Michel Blanquer.

« Dans les temps à venir, nous allons être amenés à développer ces campus », qui développent des formations initiales et continues centrées sur un secteur d’activité, a indiqué le ministre.