Giuseppe Conte attendu à l'Elysée pour déjeuner avec Emmanuel Macron

DIPLOMATIE Le dirigeant italien arrivera au Palais de l’Elysée vers 13h30 pour un déjeuner avant une conférence de presse conjointe avec Emmanuel Macron...

Lucie Bras

— 

Les deux hommes se sont rencontrés lors du dernier G7, le 6 juin 2018 au Canada.
Les deux hommes se sont rencontrés lors du dernier G7, le 6 juin 2018 au Canada. — Ian LANGSDON / POOL / AFP

Le président du Conseil italien Giuseppe Conte est attendu par Emmanuel Macron à l’Elysée pour un déjeuner consacré à la forte crise migratoire qui frappe l’Europe. La visite est finalement maintenue après les fortes tensions entre les deux pays à propos du navire « Aquarius » transportant 629 migrants, que l’Italie a refusé d’accueillir. Le dirigeant italien arrivera au Palais de l’Elysée vers 13h30 pour un déjeuner avant une conférence de presse conjointe avec Emmanuel Macron vers 14h45.

La visite avait pourtant failli être annulée. Emmanuel Macron avait mis le feu aux poudres mardi en dénonçant mardi « la part de cynisme et d’irresponsabilité du gouvernement italien » fruit d’une alliance entre une formation populiste et une d’extrême droite, récemment portée au pouvoir par les électeurs.

Les deux dirigeants jouent l’apaisement

Souffleté, le gouvernement italien avait agité la menace d’une absence de Giuseppe Conte à la rencontre de Paris, deuxième sortie internationale du tout frais chef de gouvernement. Finalement, les deux hommes se sont parlé par téléphone dans la nuit de mercredi à jeudi, puis les deux exécutifs ont publié chacun de leur côté un communiqué identique confirmant la tenue de la réunion.

Il était aussi dit qu’Emmanuel Macron déclarait n’avoir « tenu aucun propos visant à offenser l’Italie et le peuple italien », manière de jouer l’apaisement sans s’excuser, permettant à chacun de sauver la face.

L’Espagne veut faire bouger l’Europe

La crise migratoire est tellement prégnante qu’elle va sans doute reléguer au second plan les autres sujets prévus lors de cette rencontre : les relations bilatérales prévues dans le traité du Quirinal, et les projets de réformes de la zone euro qui seront abordés lors du Conseil européen des 28 et 29 juin.

Pendant ce temps, l'« Aquarius » continue sa traversée vers Valence en Espagne, où le gouvernement socialiste estime que son « coup d’éclat » doit servir à « bouger » les autres pays Européens, selon le ministre des Affaires étrangères Josep Borrell.

>> A lire aussi : La France prête à accueillir des migrants de l'Aquarius «répondant aux critères du droit d'asile»

>> A lire aussi : «Aquarius». «L'état de fatigue et de stress à bord peut mener à la catastrophe»