La CFDT cheminots appelle à suspendre la grève pour les épreuves du bac sur les TER et RER

SNCF Un nouvel épisode de grève est prévu dimanche et lundi, le jour où débute les épreuves du bac...

20 Minutes avec AFP

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Un train TER en directinon de Grenoble (image d'illustration).
Un train TER en directinon de Grenoble (image d'illustration). — SIPA

Le front syndical est-il en train de se fissurer ? La CFDT cheminots appelle ce mardi à suspendre la grève  pour les épreuves du bac sur les TER et RER afin de «faciliter les déplacements» des candidats, a-t-elle annoncé mardi.

Le quatrième syndicat de la SNCF, qui est «en colère et mobilisé, mais aussi responsable», «appelle tous les cheminots qui participent à la production des trains du quotidien, les RER et TER, à ne pas participer au mouvement de grève le lundi 18 juin et le vendredi 22 juin», deux jours d'arrêt de travail prévus dans le calendrier des syndicats, a déclaré à la presse son secrétaire général, Didier Aubert. «Ce n'est pas une suspension du mouvement (de grève), ce n'est pas une sortie de l'intersyndicale», a-t-il souligné.

Les autres syndicats vont-il suivre?

La CFDT-Cheminots proposera mercredi à la CGT-Cheminots (1er syndicat) et à l'Unsa-ferroviaire (2e syndicat) de la suivre dans cette suspension partielle du mouvement de grève. Les trois syndicats ont établi début avril un calendrier des arrêts de travail par épisodes jusqu'à fin juin. SUD-Rail (3e syndicat) avait lancé une grève illimitée. Une réunion intersyndicale est prévue mercredi.

Lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, le Premier ministre Edouard Philippe a exhorté à «la responsabilité» les syndicats «qui appellent - alors même que la loi aura été adoptée - à poursuivre la contestation».

Le calendrier des syndicats prévoit en effet de nouveaux épisodes de grève de deux jours les 17 et 18 juin ainsi que les 22 et 23. Le lundi 18 et le vendredi 22 correspondent à des épreuves du baccalauréat.

La CFDT cheminots a souligné que son initiative «donne un signe de bonne volonté» avant la réunion tripartite syndicats-patronat-gouvernement prévue vendredi avec la ministre des Transports Élisabeth Borne sur la convention collective du secteur ferroviaire. Ce rendez-vous de vendredi «peut donner l'orientation de la suite à donner» à la grève, mais «nous voulons des garanties fermes avant de suspendre le mouvement», a expliqué Didier Aubert.

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