Toulouse: Après le camion-douche pour les sans-abri, ils veulent créer une «maison douche»

AIDE HUMANITAIRE L’association toulousaine « Le Camion Douche » lance un nouvel appel aux dons, dans l’espoir de récolter assez de fonds pour créer une « Maison Douche » afin d'accueillir les sans-abri…

Chloé Sémat

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Un premier camping-car fait déjà des maraudes dans les rues de Toulouse.
Un premier camping-car fait déjà des maraudes dans les rues de Toulouse. — H. Menal - 20 Minutes
  • L’association toulousaine «Le Camion douche» proposent aux sans-abri et mal-logés un service d’hygiène mobile grâce à ses deux camping-cars.
  • Pour faire face à la demande de plus en plus importante, le «Camion douche» a lancé une opération de financement participatif pour ouvrir une «maison douche».

Régulièrement, les Toulousains peuvent croiser leurs camping-cars, place du Salin ou encore du côté de la place Héraclès. Grâce à ses deux véhicules qui se baladent dans l’agglomération, l’association « Le Camion douche » accueille toutes les semaines une trentaine de personnes.

Depuis son lancement en 2015, ce sont ainsi 4.500 douches et autant de kits d’hygiènes et de vêtements qui ont pu être distribués à ceux qui en ont besoin. Une aide précieuse apportée aux personnes à la rue ou mal logées.

L’association ne cesse de se développer​ pour répondre à une demande toujours plus forte dans le secteur. « Au niveau de l’hygiène à Toulouse, il y a beaucoup à faire », remarque Héloïse Brière, une des bénévoles. Ainsi, en 2016, un second camion a été mis en circulation grâce à un appel aux dons.

Réunir 20.000 euros

Pour voir aboutir son nouveau projet, l’association fait à nouveau appel à la générosité. Objectif : mettre en place une maison au centre-ville ou proche d’une station de métro. « Ce serait bien de mixer la mobilité et les services fixes, explique Héloïse Brière. On pourrait créer un lieu d’accueil et de lien social pour les bénévoles et les bénéficiaires. »

Ce local, accessible aux personnes dont la mobilité peut être réduite, servirait aussi au réapprovisionnement des stocks. Et viendrait en complément de l’offre fixe déjà proposée par le centre social du Grand Ramier ou l’hôpital La Grave.

Pour réunir d’ici mi-juillet la somme de 20.000 euros nécessaire à l’ouverture du lieu, il manque encore 6.500 euros sur la plateforme de financement participatif « Les Petites Pierres ».

Au-delà de cette opération de mécénat, l’association lance un appel aux dons de mousse à raser, brosses à dents et autres produits d’hygiène.