Attentat du 13-Novembre: Des familles de victimes portent plainte pour non-assistance à personne en péril

JUSTICE Ils souhaitent qu’une enquête soit menée sur l’absence d’intervention des militaires le soir du 13 novembre 2015…

20 Minutes avec AFP

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Des hommage aux victimes des attentats du 13 novembre 2015 devant le Bataclan.
Des hommage aux victimes des attentats du 13 novembre 2015 devant le Bataclan. — LEWIS JOLY/SIPA

Une trentaine de victimes ou familles de victimes de l’attentat du Bataclan vont déposer plainte contre X ce vendredi à Paris pour « non-assistance à personne en péril » afin qu’une enquête soit menée sur l’absence d’intervention de militaires le soir du 13 novembre 2015, a-t-on appris auprès de leurs avocats.

« Deux ans et demi après les attentats, les familles de victimes ne comprennent toujours pas pourquoi on a empêché, sur ordre, huit militaires de l’opération Sentinelle présents devant le Bataclan d’intervenir. Nous voulons une réponse précise », a expliqué l’une des avocates, Samia Maktouf, confirmant une information du Parisien.

« On n’aurait au moins évité des hémorragies qui ont donné la mort »

« On leur a interdit une intervention physique, c’est-à-dire de rentrer (dans le Bataclan), mais aussi le prêt de matériel médical de premiers secours à des policiers », a-t-elle affirmé, estimant qu'« on n’aurait peut-être pas empêché la mort de 90 personnes mais au moins évité des hémorragies qui ont donné la mort ».

Le soir du 13 novembre, alors que la prise d’otages débutait au Bataclan, huit militaires du 1er régiment de chasseurs de Thierville (Meuse) s’étaient retrouvés parmi les premières forces de l’ordre sur place aux côtés de policiers de la Brigade anticriminalité (Bac) du Val-de-Marne.

Dans un rapport de la commission d’enquête parlementaire sur les attentats du 13-Novembre, un officier de la Bac du Val-de-Marne racontait notamment avoir demandé l’autorisation de les faire intervenir afin « d’atteindre le terroriste embusqué derrière l’issue de secours ».