Lyon: Des robots taxis autonomes devraient être testés au Confluent dès la fin de l'année

INNOVATION Après la navette autonome électrique, le quartier du Confluent devrait accueillir cinq «Autonom Cab» fabriqués par la société lyonnaise Navya...

Elisa Frisullo

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L'Autonom Cab, premier robot taxi autonome créé par la société lyonnaise Navya devrait être testé fin 2018 à Lyon, au Confluent...
L'Autonom Cab, premier robot taxi autonome créé par la société lyonnaise Navya devrait être testé fin 2018 à Lyon, au Confluent... — Michaël Gounon
  • Le quartier du Confluent, à Lyon, devrait accueillir cinq « Autonom Cab », des robots taxis fabriqués par la société lyonnaise Navya.
  • La start-up, qui expérimente depuis un an et demi une navette autonome entre Rhône et Saône, est en plein développement.
  • Navya emploie aujourd’hui 220 personnes en France et aux Etats-Unis et a réalisé un chiffre d'affaires de 10 millions d’euros en 2017.

Après les navettes autonomes Navly, Lyon devrait être la première ville de France à voir circuler sur route des robots taxis. D’ici fin 2018, entre septembre et décembre probablement, cinq véhicules imaginés et fabriqués à Villeurbanne par Navya devraient être mis en circulation au Confluent, a annoncé ce mardi Christophe Sapet, le président de la société lyonnaise.

Dans le même temps, dix autres robots taxis, baptisés Autonom Cab et présentés en avant-première à Paris en novembre, devraient être expérimentés en Australie et aux Etats-Unis. Pour préciser le calendrier de lancement du service à Lyon, Navya n’attend plus que le feu vert du ministère de la Transition écologique et solidaire, chargé des transports, les véhicules autonomes n’ayant toujours pas à ce jour le droit de circuler librement sur voirie.

La centième navette fabriquée à Vénissieux

Dans le cadre de l’expérimentation lyonnaise, soutenue par Keolis, les robots taxis, dotés de six places et équipés de dix capteurs lidars, six caméras et deux radars, devraient circuler gratuitement sur la route entre la gare de Perrache et la pointe du Confluent. Un site où, depuis septembre 2016 déjà, les salariés, habitants et touristes peuvent emprunter Navly du lundi au samedi.

Depuis la mise en service de cette navette électrique, sans pédale ni volant, la start-up lyonnaise a explosé sur le marché des véhicules autonomes. L’entreprise, qui vient de fabriquer sur son site de production de Vénissieux sa 100e navette autonome, a vendu 67 Autonom shuttle (navettes) dans seize pays pour des usages différenciés.

Lyon, le 2 septmebre 2016. La navette Navly sans chauffeur et électrique va être testée pendant un an dans le quartier du Confluent. Elle sera accessible gratuitement en semaine au public.
Lyon, le 2 septmebre 2016. La navette Navly sans chauffeur et électrique va être testée pendant un an dans le quartier du Confluent. Elle sera accessible gratuitement en semaine au public. - Elisa Frisullo / 20 Minutes

 

« 60 % de nos navettes circulent sur routes ouvertes, comme au Confluent ou encore à la Défense à Paris, et 40 % sur des sites privés (campus, aéroport, parc d’attractions…) », ajoute Christophe Sapet, soucieux de maintenir sa position de leader sur le marché. « Les navettes autonomes représentent un marché de l’ordre de 4,6 milliards d’euros à l’horizon 2025. Les études montrent qu’il y aura deux millions de robots taxis à cette échéance, c’est un marché énorme. Navya a, sur ce marché, une position de leader que nous souhaitons maintenir », insiste le président de Navya.

Pour se démarquer de ses concurrents, nombreux à investir le marché des véhicules autonomes, la société villeurbannaise mise sur son modèle économique. « Nous concevons et nous réalisons nos véhicules du début à la fin, souligne le président. Cette partie intégrée nous permet d’aller très vite sur le marché. »

L’équilibre financier atteint fin 2019 ?

En 2017, l’entreprise qui emploie 220 personnes, à Lyon, Paris et à Saline aux Etats-Unis, a réalisé un chiffre d’affaires de 10 millions d’euros. Soit quatre fois plus qu’en 2016. La société, qui devrait voir son chiffre d’affaires encore progresser en 2018, vise l’équilibre financier au quatrième trimestre 2019.

Pour y parvenir, Navya, qui produit 160 véhicules par an sur ses sites de production de Vénissieux et de Saline, mise notamment sur la croissance de ses ventes de navettes (commercialisée à 260.000 euros) et de ses robots taxis (350.000 euros).

 

Bientôt une première mondiale pour les navettes autonomes à La Défense