Metz: Une exposition photo vandalisée par des tags homophobes

qsdfg Une exposition photographique sur « des couples de la République » dans les rues de Metz a été la cible de tags homophobes…

G.V. avec AFP

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L'exposition du photographe Olivier Ciappa, vandalisée par des tags homophobes à Metz.
L'exposition du photographe Olivier Ciappa, vandalisée par des tags homophobes à Metz. — Compte Twitter Couleurs gaies

L’exposition photographique du photographe Olivier Ciappa, installée en plein air au square du Luxembourg à Metz, a été taguée dans la nuit de jeudi à vendredi d’un « NON », bombé à la peinture rouge. Des tags homophobes qui suscitent l’indignation de la ville et des organisateurs.

Les clichés montrent des couples enlacés, fictifs ou réels, LGBT anonymes, hétérosexuels et de stars. Les dégradations ont été découvertes vendredi par des membres de l’association LGBT Couleurs gaies, qui organisait l’événement dans le cadre de la 2e édition de son festival pro-visibilité, les "Rainbow Weeks".

Les photos restent en l'état

En accord avec l’artiste, la ville et l’association ont décidé de prolonger la durée de l’exposition et de « laisser les photos en l’état » pour « montrer qu’en 2018, l’homophobie est toujours là et une réalité », a indiqué à l’AFP Thomas Scuderi, adjoint à la démocratie participative et à la citoyenneté. Le maire Dominique Gros (PS) a évoqué un « acte d’homophobie caractérisé » et condamné les dégradations « avec la plus grande sévérité », dans un communiqué. « Elles permettront à chacun de s’interroger sur la tolérance, le vivre-ensemble, l’inclusion de tous dans notre société ainsi que sur le travail qu’il nous reste à accomplir ensemble pour y parvenir », a souligné le maire.

Quant au photographe Olivier Ciappa, il a indiqué sur Twitter que « le mariage pour tous a beau être passé, on est encore très loin de vivre dans une France tolérante et inclusive ».

L’association Couleurs gaies a annoncé qu’elle déposerait une « plainte contre X » cette semaine. En 2015, cette même exposition avait déjà été vandalisée à Toulouse.

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