«Benchmarking» des migrants: «Les diarrhées verbales sortent souvent du Collomb», estime Olivier Besancenot

MIGRANTS Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb s’est attiré une pluie de critiques après avoir estimé que les migrants faisaient du « benchmarking » en comparant les pays européens…

H. B.

— 

Olivier Besancenot le 30 avril 2018.
Olivier Besancenot le 30 avril 2018. — ISA HARSIN/SIPA

La dernière sortie de Gérard Collomb n’en finit plus de susciter des réactions. Au détour ce mercredi au Sénat d’une audition sur son projet de loi controversé sur l’asile et l’immigration, le ministre de l’Intérieur s’est attiré une pluie de critiques après avoir estimé que les migrants faisaient du « benchmarking » en comparant les pays européens.

Une déclaration qui a fait bondir Olivier Besancenot. L’ancien porte-parole du NPA n’a pas mâché ses mots : « Les diarrhées verbales sortent souvent du Collomb », a-t-il écrit ce jeudi sur son compte Twitter, en partageant une capture d’écran d’un article reprenant la déclaration du ministre de l’Intérieur.

Des propos critiqués au sein même de la majorité

Au sein même de la majorité, plusieurs élus ont tenu à marquer leur distance avec ces propos. « S’il y a un benchmark qui est fait aujourd’hui par les migrants, c’est mourir chez eux ou survivre ailleurs », a déclaré sur France Inter le député LREM Gabriel Attal.

Le ministre de l’Intérieur avait déclaré mercredi en commission au Sénat que « les migrants aussi font un peu de "benchmarking" (analyse comparative, un terme de marketing) pour regarder les législations à travers l’Europe qui sont, on va dire, les plus fragiles, et vous voyez par exemple que telle nationalité, que là encore je ne citerai pas, elle se dirige plutôt sur tel pays non pas parce qu’elle est plus francophile mais parce qu’elle juge que là, c’est plus facile ».