EPR de Flamanville: La mise en service pourrait être reportée à 2020

NUCLEAIRE La construction du réacteur a déjà pris six ans de retard et triplé son coût, atteignant aujourd’hui les 10,5 milliards d’euros…

H. B.

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Des ouvriers sur le chantier de l'EPR de Flamanville le 16 novembre 2016.
Des ouvriers sur le chantier de l'EPR de Flamanville le 16 novembre 2016. — CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Il aurait dû entrer en fonction à la fin de l’année 2018. Un mois et demi après la découverte de nouvelles anomalies, la mise en service de l’EPR de Flamanville pourrait être différée de près d’un an, en 2020. Dans une interview donnée ce mercredi au site d’information  Montel.no, Thierry Charles, directeur général adjoint en charge de la sûreté nucléaire à l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), annonce que le démarrage de l’EPR de Flamanville pourrait accuser un nouveau retard « d’au moins plusieurs mois ».

« Nous parlons clairement au moins de mois [de retard], a-t-il déclaré au site d’information spécialisé dans les énergies. Mais tout dépendra de la conclusion de l’expertise qui se fera par rapport à l’atteinte des objectifs de sûreté », a déclaré Thierry Charles.

Déjà six ans de retard

« Je suis très prudent car tant que nous n’avons pas une vision claire du type de défauts et de l’application sur l’exigence de sûreté, et donc sur ce qu’EDF propose pour y répondre, c’est difficile de mettre le curseur entre quelques mois et plus », a ajouté le directeur général adjoint en charge de la sûreté nucléaire de l’IRSN.

L’EPR de Flamanville a déjà pris six ans de retard et triplé son coût, atteignant aujourd’hui les 10,5 milliards d’euros.