L'aéroport de Roissy teste un service pour que les passagers puissent récupérer leurs objets confisqués

ETOURDERIE En 2017, 14 tonnes d’objets interdits ont été saisis à l’aéroport Paris-Charles de Gaulle…

20 Minutes avec AFP
Le terminal 2 de l'aéroport de Roissy (image d'illustration).
Le terminal 2 de l'aéroport de Roissy (image d'illustration). — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Couteau du grand-père, bouteille de parfum ou club de golf… Le passager étourdi qui se voit confisquer un objet précieux, car interdit en cabine pour des raisons de sécurité, peut désormais le récupérer. Le gestionnaire de l’aéroport Paris-Charles de Gaulle et La Poste expérimentent depuis début 2018 un service nommé «Tripperty» dans les terminaux 2E et 2F de Roissy, deuxième aéroport européen avec près de 70 millions de passagers par an.

Ce service permet au voyageur de récupérer son bien, à son retour, à la consigne de l’aéroport (pour 10 euros) ou de se le faire expédier (15 euros en France, 20 euros en Europe, 30 euros hors Europe). Les deux groupes promettent que Tripperty « sera déployé » d’ici à la fin de l’année dans les autres terminaux de Roissy, ainsi qu’à l’aéroport d’Orly, aux plus de 30 millions de passagers annuels.

Quatorze tonnes d’objets interdits

En 2017, « 14 tonnes d’objets interdits à bord ont été saisies à l’aéroport Paris-Charles de Gaulle », indiquent les groupes dans un communiqué commun, citant en exemples « un grand cru de Bordeaux, une épée en bois et un embrayage de voiture ».

Au total, « 13 % des passagers se voient retirer des objets interdits à bord avant de prendre l’avion ». De quoi hérisser les voyageurs, d’autant qu’il n’y avait jusqu’alors pas d’autre option que de leur dire adieu : ces objets étaient « stockés puis détruits ».