VIDEO. Le «hand spinner» épinglé par la Répression des fraudes en raison de sa dangerosité

INFO «20 MINUTES» Les enquêteurs de la Répression des fraudes ont prélevé des «Hand Spinner» non conformes et dangereux dans plusieurs magasins de jouets...

Vincent Vantighem

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Un enfant joue avec une toupie «Hand Spinner» dans un parc de New-York.
Un enfant joue avec une toupie «Hand Spinner» dans un parc de New-York. — JEWEL SAMAD / AFP
  • Les toupies « Hand Spinner » ont fait fureur chez les enfants en 2017.
  • Une note de la Répression des fraudes pointe la dangerosité de ce jouet.
  • Plusieurs toupies ont fait l’objet de mesures de rappel et de retrait.

Trois petits tours et puis s’en vont. Incontournables dans les cours de récréation en 2017, les toupies « Hand Spinner » semblent, désormais, en perte de vitesse dans le cœur des enfants. C’est sans doute une bonne nouvelle au regard des tests réalisés par la Répression des fraudes au cours des derniers mois et qui pointent clairement la dangerosité de ce jouet.

Dans une note interne datant du 9 mai que 20 Minutes a pu se procurer, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) évoque sans détour la qualité des toupies examinées par ses enquêteurs dans les rayons des magasins de jouets. « Sur 16 "Hand Spinner" prélevés, six se sont avérés non conformes et sept non conformes et dangereux », indique ce document.

Des mesures pour que les produits dangereux soient détruits

Les produits considérés comme dangereux par les enquêteurs ont fait l’objet « de mesures de retrait et de rappel afin de s’assurer qu’ils ne soient plus vendus (…) et que les consommateurs puissent les rapporter en magasins ou les détruire », poursuit la DGCCRF dans cette note. Les produits qualifiés de « non conformes » présentaient, quant à eux, des manquements en matière d’information des consommateurs. Par exemple, ils ne comportaient pas le marquage « CE » ou la mention « Ne convient pas aux enfants de moins de 3 ans ».

Impossible pour autant de transposer ce bilan sur l’ensemble des toupies qui ont donné le tournis à des dizaines d’enseignants français au cours des derniers mois. Pour parvenir à ce bilan, les enquêteurs de la DGCCRF ont ciblé des établissements où ils étaient susceptibles de trouver des jouets présentant des anomalies. « Si 50 % des prélèvements réalisés s’avèrent dangereux, cela ne signifie pas que 50 % des jouets sur le marché français le sont », tempère ainsi une source au sein de cette direction dépendant des services de Bercy.

Un risque d’ingestion des piles bouton pour les jeunes enfants

Ce bilan vient toutefois corroborer les nombreuses alertes émises par les autorités françaises et européennes au sujet de ce jouet. Le 13 mars, l’Union européenne avait déjà évoqué, dans un rapport, les risques d’accidents pour les jeunes enfants utilisant des « Hand Spinner » et autres « Fidget Spinner ». Notamment le risque d’ingestion des piles bouton destinées à illuminer les toupies.

L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) estime, chaque année, à 1.200 le nombre de visites aux urgences liées à l’ingestion de piles bouton. Un phénomène touchant « très majoritairement les 0- 5 ans ».

« De toute façon, c’est fini les Hand Spinner, tente de rassurer Gaby, une fillette de 5 ans interrogée à ce sujet. Maintenant, tout le monde joue avec le ‘’slime’’ ». Soit le nom donné à une sorte de pâte à modeler à concevoir soi-même et que les enfants adorent malaxer pendant des heures. Seul problème, cette pâte a, elle aussi, fait l’objet, le 4 mai, d’une mise en garde de l’Anses qui indique avoir eu connaissance de « plusieurs cas d’atteintes cutanées » à cause des produits chimiques toxiques présents dans certains ingrédients du jouet.

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