Attentats: Le gouvernement abandonne l'application d'alerte SAIP

SECURITE Deux ans après son lancement, l’application n’a toujours pas réussi à prouver son efficacité…

F.F. avec AFP

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L'application d'alerte SAIP a été lancée en 2016 par le gouvernement, à la veille de l'Euro de football.
L'application d'alerte SAIP a été lancée en 2016 par le gouvernement, à la veille de l'Euro de football. — DAMIEN MEYER / AFP

Ce n’est pas vraiment une surprise., le gouvernement a décidé d’abandonner le Système d’alerte et d’information des populations (SAIP), ou « alerte attentat » à compter du 1er juin, deux ans après sa mise en place.

« Le contrat qui lie le ministère de l’Intérieur au prestataire se termine le 31 mai et ne sera pas renouvelé », a affirmé une source proche du dossier à l’AFP, confirmant une information de RTL. Cette application était censée envoyer des notifications en cas de dangers dans une zone géographique que l’usager avait au préalable définie.

Nombreux bugs techniques

« L’application a montré ses limites », a commenté la source qui pointe notamment un certain nombre de bugs comme le retard ou l’absence de déclenchement des alertes, comme le 23 mars lors de la prise d’otages à Trèbes (Aude). SAIP avait été téléchargé quelque 900.000 fois par des utilisateurs.

Le dispositif était pour le moins critiqué pour plusieurs dysfonctionnements depuis son lancement, pour l’Euro de football. Le plus retentissant avait été celui de l'attentat de Nice, le 14 juillet 2016. SAIP avait donné l’alerte aux Niçois plusieurs heures après les faits. Dernier problème en date : l’absence totale de notification envoyée aux habitants de la région de Trèbes, où un attentat a eu lieu au Super U en mars dernier

Selon RTL, le gouvernement voudrait désormais privilégier les réseaux sociaux pour alerter les populations d’un danger grave et imminent. Des partenariats avec Facebook, Twitter et Google auraient été signés.

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