Université de Grenoble saccagée: « Les responsables de ces actes doivent être retrouvés et punis», demande la région

MOBILISATION ETUDIANTE Les dégâts matériels liés à l’occupation d’une partie de l’université Grenoble Alpes sont estimés à plus de 1 million d’euros selon l’université Grenoble Alpes…

E.F.

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Les opposants à la loi Vidal avaient voté mercredi la fin de l’occupation de l’ensemble des locaux de l’université de Grenoble.
Les opposants à la loi Vidal avaient voté mercredi la fin de l’occupation de l’ensemble des locaux de l’université de Grenoble. — JEAN-PIERRE CLATOT

Des murs et des sols tagués, du matériel informatique dégradé ou volé, des fenêtres cassées. Après le départ des opposants à la loi Vidal, qui ont occupé les locaux de l’université Grenoble Alpes (Isère) pendant un mois et demi, les personnels de l’établissement ont constaté de spectaculaires dégâts. Un saccage en règle perpétré au centre de langues vivantes dont la remise en état se chiffre à plus de 1 million d’euros, selon l’université, qui doit porter plainte ce lundi.

Suite à ces dégradations, qui devraient empêcher la réouverture des locaux ciblés jusqu’au début de l’année 2019, la région Auvergne Rhône-Alpes, présidée par Laurent Wauquiez (LR), a dénoncé ce saccage «inacceptable». «Sous couvert d’une vision romantique de l’opposition au projet de loi Vidal, c’est en réalité une intolérable politique du chaos qui s’est organisée à l’intérieur des locaux», a réagi la région, soucieuse que ces actes ne restent pas impunis.

Une enquête en cours

«Les responsables de ces actes doivent être retrouvés et punis avec la plus sévère rigueur», ajoute le conseil régional Auvergne Rhône-Alpes. La police judiciaire a été chargée de l’enquête. Vendredi, des policiers étaient présents sur le campus pour procéder aux constatations et aux relevés habituels.

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