La Bretagne lance Ouestgo, le «Tinder» du covoiturage du quotidien

TRANSPORTS Rennes, Nantes, Brest financent notamment ce nouveau service de mobilité...

Camille Allain

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Illustration d'une aire de covoiturage.
Illustration d'une aire de covoiturage. — PHILIPPE HUGUEN AFP
  • Un nouveau service de covoiturage a été lancé mercredi par la région Bretagne, le conseil départemental du Finistère et les villes de Brest, Rennes, Nantes et Saint-Nazaire.
  • Il vise à développer le covoiturage du quotidien pour les habitants de la Bretagne historique.
  • Cette plate-forme unique est gratuite et met en relation les conducteurs et passagers.

Vous allez peut-être y trouver votre « match ». Pour tenter de réduire le nombre de voitures sur ses routes, la Bretagne, Loire-Atlantique comprise, vient de lancer son propre site de covoiturage. Baptisé Ouestgo, il permet à tous les habitants de poster leurs trajets du quotidien pour tenter de partager leur voiture. « Sur les longues distances, il y a déjà des opérateurs qui fonctionnent bien ( Blablacar en tête). Mais pour les trajets plus courts, le modèle économique n’a pas été trouvé. Il fallait que le service public s’en saisisse », justifie Jean-Jacques Bernard, élu chargé des transports à Rennes Métropole.

A la manière du site de rencontre Tinder, chaque inscrit pourra renseigner ses préférences et rentrer ses trajets ponctuels ou réguliers pour espérer trouver son « match ». « Le site est gratuit mais ne gère pas les transactions d’argent, les covoitureurs restent libres du prix. Si c’est régulier, les gens peuvent s’arranger, alterner le conducteur », précise Armelle Huruguen, vice-présidente du conseil départemental du Finistère.

Nantes et Saint-Nazaire dans le club

C’est à l’extrême ouest de la région que l’idée a germé il y a quelques années afin de « faire le lien entre les bassins de vie et les bassins d’emploi », selon l’élue. Les agglomérations de Rennes, Brest mais aussi Nantes et Saint-Nazaire ont décidé d’adhérer. « Avec Nantes, nous avions une offre qui arrivait à échéance (l'offre Lila covoiturage va s'effacer au profit de la nouvelle plate-forme). Nous avons fait le choix de ne pas renouveler pour intégrer Ouestgo. Il n’y a plus de frontières aujourd’hui », justifie Yann Dufour, de la direction mobilité de Saint-Nazaire Agglomération.

La nouvelle plate-forme viendra également absorber Ehop, l’association de covoiturage qui s’était développée dans plusieurs métropoles bretonnes. Avec la même ambition : diminuer la part de la voiture solo et donc réduire la congestion des axes routiers aux abords des métropoles. « On nous demande d’investir dans le réseau routier pour accueillir des flux toujours plus importants. Cela mérite réflexion. Ne devrait-on pas œuvrer pour réduire le trafic ? », interroge Armelle Huruguen.

La porte ouverte aux autres collectivités

Financé par les collectivités à hauteur de 400.000 euros, le site laisse « la porte ouverte » à tous les territoires de l’ouest intéressés par la démarche. « Notre défi, c’est de le faire connaître », résument les défenseurs du projet.