La chocolatine au cœur d'un amendement défendu par dix députés (et ce n'est pas un fake)

PAUSE GOÛTER Dix députés ont déposé un amendement visant à faire reconnaître certains produits locaux à travers leur appellation populaire, comme la chocolatine…

B.C.

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Les chocolatines d'une boulangerie toulousaine.
Les chocolatines d'une boulangerie toulousaine. — H. Menal - 20 Minutes

Dans le Sud-Ouest, lorsqu’on veut acheter un pain au chocolat on demande à son boulanger une «chocolatine ». Les deux viennoiseries ont le même goût et le même mode de fabrication, seul le nom diffère.

Et chacune de ces viennoiseries chocolatées a ses fervents défenseurs, qui régulièrement relancent le débat sur les réseaux sociaux.

Cette guéguerre d’appellation désormais s’invite à l’Assemblée nationale par l’intermédiaire de dix députés Les Républicains, avec à la manœuvre le député du Lot, Aurélien Pradié.

Il y a d'autres termes que chocolatine ou pain au chocolat pour désigner la viennoiserie de la discorde.
Il y a d'autres termes que chocolatine ou pain au chocolat pour désigner la viennoiserie de la discorde. - Mathieu Avanzi / Armand Colin

Valorisation de produits locaux

Par l’intermédiaire de l'amendement n°2064, ils demandent que le code rural et de la pêche maritime soit revu, en particulier l’article L. 640‑1 « politique conduite dans le domaine de la qualité et de l’origine des produits ». Ils veulent que soit rajouté « pour valoriser l’usage courant d’appellation due à la notoriété publique du produit et de ses qualités reconnues au travers d’une appellation populaire ».

Un « léger » changement de la loi qui permettra « de redonner ses lettres de noblesse à de nombreux produits locaux. Ce sera par exemple le cas d’une viennoiserie dont historiquement le nom a puisé son origine en Gasconne, et qui fait la fierté de tout le sud de la France : la chocolatine ».

Une reconnaissance qui, si l’amendement est adopté, réjouira les partisans de la chocolatine, dont certains avaient demandé l’an dernier la reconnaissance officielle de cette appellation auprès de l’Académie française et de François Hollande, alors président. En vain.

Sur les réseaux sociaux, l’entrée de la chocolatine au sein des débats des députés laisse dubitatifs certains, pour ne pas dire moqueurs.