Toulouse: Publique ou privée, la future gestion de l'eau toujours au coeur des débats

POLITIQUE D’ici la fin de l’année, les élus de la métropole doivent opter pour une régie publique ou une délégation au privé de la gestion de l’eau et de l’assainissement. Les Insoumis vont organiser une votation citoyenne sur le sujet…

Beatrice Colin

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Illustration eau du robinet.
Illustration eau du robinet. — S. ORTOLA / 20 MINUTES
  • D’ici fin 2018, les élus de la métropole auront tranché entre délégation à une société privée ou une régie publique pour la gestion de l’eau et de l’assainissement dans les 37 communes de son territoire.
  • La France Insoumise a décidé d’organiser le mois prochain une votation citoyenne sur le sujet.

D’ici quelques années, il n’y aura plus qu’un seul service de gestion de l’eau potable et de l’assainissement pour les 37 communes de la métropole toulousaine. Aujourd’hui, les situations sont disparates et de nombreux contrats arrivent à terme d’ici deux ans. A l’avenir, il y aura un seul prix au m3. Mais la question de savoir s’il sera directement en régie publique ou délégué au privé n’est pas encore tranchée.

Elle devrait l’être d’ici à la fin de l’année. Pour se déterminer, la collectivité a lancé en, parallèle une étude pour un retour total en régie et un appel d’offres au cas où le choix des élus se porterait sur une délégation de service public. Quatre entreprises y ont répondu et leur proposition est en cours d’examen par la métropole.

Votation citoyenne des Insoumis

« C’est un sujet très important mais qui n’a fait l’objet d’aucun débat public pour impliquer le citoyen alors que c’est un contrat qui va engager la collectivité pour 12 ans. Il est important que les gens soient informés », plaide Claire Dujardin de la France Insoumise qui va mettre en place du 2 au 30 juin une votation citoyenne.

Comme cela a été fait sur la sortie du nucléaire, le parti de Jean-Luc Mélenchon va mettre en place une plateforme pour recueillir les réponses des habitants et sillonner les marchés pour les inciter à se prononcer.

« En France et dans le monde, beaucoup de collectivités reviennent à la gestion publique, c’est l’assurance que le prix de l’eau va à l’eau, alors que quand cela est confié au privé, ce que l’on paye va aussi aux actionnaires », poursuit Claire Dujardin.

Au même titre que l’opposition de gauche ou que le collectif Ô Toulouse métropole, la France Insoumise plaide depuis des mois pour un passage de toutes les communes en régie, ce qui est déjà le cas pour certaines communes de la métropole.

Qualité et prix

Pour Pierre Trautmann, l’élu chargé de ce dossier, « Jean-Luc Moudenc ne fait qu’appliquer ce qu’il avait pris comme engagement au cours de sa campagne électorale. Une étude comparative entre les deux modes a été lancée. Nous allons y voir plus clair et après on décidera. Les gens veulent avant tout une eau de qualité, ce qu’ils ont, et au moindre prix ».

Le conseiller métropolitain assure que quelle que soit l’option retenue pour 2020, « le prix de l’eau baissera ».